Tours

Stationnement payant à Tours : tout savoir sur le nouveau système

Il faudra de nouveau utiliser les horodateurs dès ce lundi 19 février.

Fini les places de parking en open bar dans le centre-ville de Tours : les 3 500 emplacements disponibles pour se stationner de l’Avenue de Grammont à la Rue Colbert en passant par les Halles vont de nouveau nécessiter une contribution financière de la part des automobilistes tourangeaux, et ce à partir de 9h00 ce lundi 19 février. Depuis le 16 janvier, ce n’était pas nécessaire en raison d’une suspension du stationnement payant, une décision prise par la ville suite à des bugs et incompréhensions lors de la mise en place des nouveaux tarifs au 1er janvier.

Ce vendredi le maire de Tours Christophe Bouchet a une fois de plus reconnu que ça ne c’était pas bien passé : « la communication a été défaillante et les partenaires n’étaient pas à la hauteur » a résumé l’élu, évoquant notamment un problème concernant la perception des amendes, ou plutôt des FPS, ces Forfaits Post Stationnement de 25€ dont il faut s’acquitter si l’on a oublié de payer ou que l’on a dépassé le temps imparti. Paradoxalement, « cette suspension a eu un effet pédagogique en démontrant l’intérêt du stationnement payant » puisqu’il est devenu difficile de trouver un emplacement libre en ville, beaucoup de véhicules stationnant toute la journée sans scrupules.

Pour éviter de nouvelles difficultés, pendant un mois, les services de la ville ont planché afin de « remettre à plat » le système et contenter tout le monde. Au final, pas de gigantesque révolution mais une évolution :

  • Les tarifs ne bougent pas et restent à 1€90 par heure dans l’hypercentre de Tours (contre 1€70 fin 2017), comptez 3€80 les 2h, 3€40 dans la zone dite orange, 2€60 dans la zone bleue (toutes deux plus éloignées).
  • Le FPS est toujours de 25€ en cas d’infraction, mais cette pénalité peut être minorée à 20€ si elle est réglée dans les 48h voire encore réduite si vous avez quand même payé un peu. Le paiement se fait dans les horodateurs disposant d’un écran en couleur ou via l’application mobile Whoosh (téléchargeable gratuitement sur smartphone).
  • La durée maximum de stationnement reste de 2h MAIS vous pouvez désormais renouveler votre ticket autant de fois que vous le voulez, pour la durée désirée. Par exemple, rajouter 1h à 1€90 après 2h de stationnement ce qui revient à 5€70 les 3h (au lieu de 25€ avec l’ancien dispositif). Attention à bien sélectionner 2h à votre arrivée, puis à renouveler une fois le temps écoulé car si vous prenez tout de suite 3h, c’est toujours 25€.
  • Pour renouveler votre place, vous pouvez retourner à l’horodateur ou le faire à distance via l’application Whoosh, qui vous envoie une alerte 15 minutes avant l’heure fatidique.
  • Il faut retenir le numéro de votre plaque d’immatriculation car il reste nécessaire pour prendre un ticket à l’horodateur ou régler sa place de parking sur l’appli mobile.

Présentée aux commerçants tourangeaux avant sa mise en œuvre, cette nouvelle grille tarifaire semble satisfaire les responsables des boutiques tourangelles qui estimaient que la limite de 2h pouvait pénaliser le commerce. Certains ont tout de même critiqué le dispositif, estimant qu’il allait encourager les voitures ventouses à squatter toute la journée : « mais à 14€25 c’est 2 fois plus cher que les parkings souterrains » argumentent les élus pour dissuader certains commerçants ou addicts du shopping de rester dans les rues trop longtemps.

« Ce nouveau système est illimité simple et souple » résume Christophe Bouchet qui conserve son objectif initial : faire progresser la proportion de conducteurs qui paient leur stationnement (30% en 2017). La dizaine d'agents de la société SAGS vont donc reprendre leurs rondes dans les rues dès lundi et si vous avez été verbalisé vous retrouverez un petit papier sur votre pare-brise vous notifiant votre pénalité. La ville espère récupérer au moins 75 000€ par semaine, rien qu’avec les recettes des horodateurs. Jusqu’ici, le stationnement payant lui rapportait 3,65 millions d’euros par an.

Olivier Collet

Pour expliquer cette réforme, mais aussi détailler les différents tarifs pour les artisans, les professionnels de santé ou les riverains, la ville de Tours va déployer une campagne de communication dès lundi 19/02 avec des affiches et des dépliants chez les commerçants mais aussi les cartes des zones tarifaires et les tableaux de prix sur son site Internet.