Tours

Projet immobilier rue du Docteur Fournier : la Mairie maintient sa position

Un programme immobilier qui inquiète les riverains...

Interrogé lundi soir par l'élu d'opposition David Chollet (Groupe Les Démocrates), Christophe Bouchet a maintenu la position de la Mairie au sujet du complexe immobilier qui doit être construit au 31 rue du Docteur Fournier. Un projet daté de 2012 et qui suscite de multiples oppositions chez certains riverains appuyés par des associations comme l'Aquavit.

Relire notre article publié l'été dernier sur le détail du projet

"C'est avec consternation que je vois poursuivre une opération immobilière qui manifeste une insolente indifférence au risque". Pour David Chollet, le projet de la résidence « Le Passage des Abeilles », située rue du Docteur Fournier est une anomalie. La cause : l'endroit est situé dans un point bas de la ville et traversé dans son sol par le ruisseau de l'Archevéché. Pourtant, le programme immobilier est en passe de se réaliser avec habitations en rez-de-chaussée. C'est ce point qu'attaquent depuis plusieurs années quelques riverains du projet mais aussi différentes associations comme l'Aquavit, Aspie ou la Sepant.

Et malgré les différents recours (rejetés par les tribunaux), ces derniers n'entendent pas baisser les bras et ce même si les travaux de démolition ont débuté. Après avoir alerté la Mairie et demandé le retrait du permis de construire, ils ont écrit au ministre de l'Environnement Nicolas Hulot, ainsi qu'à la Préfète d'Indre-et-Loire pour demander leurs interventions. Pour le collectif nommé SIVZER (pour Sauvegardons un Ilot Vert et une Zone d'Epanchement de Ruisseau), deux points principaux sont à remettre en cause : le passage du ruisseau donc, mais aussi le remblaiement effectué (interdit dans le PPRI adopté en 2016) pour rehausser le sol. Un remblaiement dangereux selon eux en cas de crue du ruisseau.

Du côté de la ville de Tours, en réponse à David Chollet, le maire de Tours Christophe Bouchet a rappelé que le permis de construire datant de 2012 était définitif, les recours ayant été épuisés, mais aussi que le PPRI adopté en 2016 (plus contraignant que le précédent) n'était pas rétroactif. Conséquence, l'opération immobilière ira à son terme, même si le maire de Tours reconnaît que le sol se situe en dessous du niveau des plus hautes eaux connues.