Tours

Ce Tourangeau veut hypnotiser les extraterrestres qui viennent à son spectacle

Nicolas sera sur la scène de la salle Ockeghem le 16 février.

Vous avez peut-être déjà croisé Nicolas dans la rue à Tours. Ce jeune homme de 32 ans y a passé de longues heures pour hypnotiser les passants, un moyen de se faire connaître, de tester ses « jeux » et de rôder son personnage. Ce Tourangeau de 32 ans, né à Chambray et parti sur des études de cuisine, veut aujourd’hui consacrer sa vie à monter des spectacles dans lesquels l’hypnose joue le 1er rôle. Ce n’était pas forcément son objectif de départ : « je suis tombé amoureux du théâtre il y a une dizaine d’années, j’ai joué quelques pièces contemporaines mais ce n’était pas possible de percer en tant que comédien » raconte-t-il.

Amoureux de la scène, il n’a pas pour autant l’intention de la quitter et rencontre un ami qui pratique l’hypnose : « je connaissais quelques grandes lignes, j’avais lu quelques bouquins et grâce à lui j’ai développé ce qui me manquait. » Avec Kevin (alias Skar), ils montent un duo, HypnoTours, et commencent « à faire des animations à droite, à gauche à Tours, Poitiers, Le Mans ou Paris », dans la rue mais aussi pour des mariages ou dans des centres commerciaux.

Alors que son compère se dirige vers l’hypnose thérapeutique, Nicolas veut poursuivre sur scène et s’amuser avec son public d’autant qu’entre les émissions télé et la recrudescence de spectacles du genre, il y a un créneau à prendre à Tours (on l’a notamment vu au Games Tours Festival fin 2017).

Le trentenaire a créé un personnage de toute pièce, l’agent O’Neill, « Man in Black », qui débarque de son vaisseau spatial et se retrouve devant un public d’extraterrestres. Parmi cette foule qu’il va tenter d’hypnotiser, il estime que 15% des personnes sont réceptives. Il les rassure d’avance : « je ne fais danser personne comme une poule et je les réveille bien complètement à la fin du spectacle », pour ne pas les laisser dans une autre dimension spatiale. En revanche il peut leur faire croire qu’elles rencontrent leur idole pour s’amuser de leurs réactions (quitte à avoir des réponses très surprenantes).

« Chacun a une manière différente de réagir lorsqu’elle est hypnotisée. Il faut être au taquet pour comprendre comment elle fonctionne » analyse Nicolas qui ne fait rien avec des spectateurs cardiaques ou des femmes proches de l’accouchement, par exemple. Pour les autres, il les invite sur scène, fait appel à leur subconscient, met des objets dans leur main sans qu’ils s’en rendent compte, inverse leurs chaussures et ne se lasse jamais d’observer leur ressenti : « grâce à leur imaginaire, tu n’as jamais la même réaction. »

Pour son spectacle, mis au point en deux ans, l’hypnotiseur tourangeau a réuni les jeux qui marchaient le mieux depuis qu’il pratique la discipline + quelques nouveautés. Encore en rodage, sa performance sera présentée pour la première fois à Ockeghem ce 16 février. Une soirée filmée pour la proposer à d’autres salles.

Olivier Collet

Plus d’infos sur le spectacle d’O’Neill sur l’événement Facebook.