Tours

A Tours, la St Martin d’été c’est fini

La ville va se concentrer sur un seul événement, en novembre.

Depuis 15 mois, la statue de St Martin est remontée en haut de sa basilique. Et après plus d’un an de festivités, Tours a fini de célébrer le 1 700ème anniversaire de la naissance de son évêque connu à travers le monde. Fin de l’histoire ? Pas du tout ! « St Martin ça ne finit jamais » plaisante à moitié Jérôme Tebaldi, l’élu en charge du rayonnement de Tours et des grands événements de la commune (une délégation récupérée en octobre dernier après l’élection de Christophe Bouchet comme nouveau maire).

Que celles et ceux qui pensent qu’on en a trop fait autour de St Martin ne montent pas tout de suite sur leurs grands chevaux : « St Martin a eu sa période. On l’a réinscrit dans le paysage patrimonial et culturel, maintenant il faut savoir passer à autre chose » enchaîne l’adjoint au maire. En clair : Martin de Tours va continuer d’exister dans l’agenda tourangeau mais il va s’y faire plus discret.

« Il n’y aura plus qu’un événement, mais en mieux »

Jusqu’ici, deux périodes étaient labellisés « St Martin » à Tours : une en juillet pour la St Martin d’été et l’autre autour du 11 novembre pour l’été de la St Martin. Désormais, il n’en restera qu’une. « Deux événements c’était trop » justifie Jérôme Tebaldi. Il faut dire qu’en juillet, la parade internationale costumée n’attirait pas du tout les foules : quelques centaines de badauds, en ratissant large. En revanche, mi-novembre, le feu d’artifice en bord de Loire et les bateaux ont fait descendre 3 000 personnes sur les quais, « pour moi c’est la plus belle des deux manifestations, c’est donc celle-ci qui va subsister » enchaîne l’élu qui refuse de reconnaître clairement l’échec de la St Martin d’été, mettant plutôt en avant le nombre important d’événements pour lui faire concurrence à cette période.

La St Martin d'été en 2016

Le fait de supprimer la St Martin d’été va permettre à la ville de Tours de faire des économies… Elle va tout de même réutiliser une partie des sommes pour augmenter le budget des festivités de novembre (de l’ordre de 15%, nous souffle-t-on). « Il n’y aura plus qu’un événement, mais en mieux » se félicite Jérôme Tebaldi qui envisage par exemple un feu d’artifice amélioré sur la Loire avec un dispositif son et lumière ou « une scénographie plus ambitieuse sur le panorama de l’Île Simon. » D’ici l’automne, la municipalité devrait enfin mettre en place la première partie de son Plan Lumières afin de créer un itinéraire de balade nocturne dans le Vieux-Tours et la Matrinopole.

Olivier Collet