Tours

Vidéo-protection : Le Centre de Surveillance de la ville de Tours inauguré

Il permet de contrôler l'intégralité des caméras de la ville de Tours.

Opérationnel depuis le mois de mars dernier, le Centre de Supervision Urbain (CSU), comprendre le centre de vidéo-surveillance général de la ville de Tours, a été inauguré ce mardi 12 décembre en présence des élus de la ville de Tours, de la Préfète d'Indre-et-Loire, des représentants de la Police Municipale, Nationale, de la Gendarmerie et des Pompiers.

Face à un mur d'écrans, des agents de vidéo-protection scrutent méticuleusement les 92 caméras disposées dans l'espace public sur la ville de Tours, ainsi que cellles mises à disposition par Keolis (Fil Bleu) avec qui un partenariat a été passé pour l'utilisation des images sur une vingtaine de caméras. 7 jours sur 7, 24h sur 24, des agentse se relaient devant les écrans de contrôle. Un dispositif contrôlé et validé par la Préfecture et la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) précise Christophe Bouchet, le maire de Tours. Seules des personnes ayant un accès réglementé peuvent accéder au centre de visionnage et seul l'espace public peut être filmé, les bâtiments privés, balcons, fenêtres et autres sont automatiquement floutés avec un filtre.

18 nouvelles caméras en 2018

A la fois centre de vidéo-protection et centre opérationnel de la Police Municipale, le CSU est un outil qui rend fier la Municipalité. « C'est un outil important pour la tranquilité publique » explique Christophe Bouchet. Un projet suivi par Olivier Lebreton, ancien adjoint à la sécurité, pour qui l'utilité de cet outil est déjà prouvée : « C'est grâce à ce dispositif que le violeur présumé de cet été a pu être interpellé ». Des images qui sont conservées 15 jours (la loi permet la conservation pendant 30 jours maximum) et qui peuvent faire l'objet de réquisitions judiciaires. 130 en 2017 contre 3 en 2014 et 10 en 2010.

Autre usage des images : l'alerte en temps réel permettant d'intervenir rapidement explique Corine Orzechowski. Et la Préfète d'Indre-et-Loire, de saluer l'étroite collaboration entre les services de la Police Municipale et Nationale, « cela ne se passe pas partout comme cela », tout en notant l'intérêt des pompiers pour le dispositif dans le cadre de leurs interventions. 

Un dispositif que les élus de la ville de Tours veulent encore accroître : « En 2018, il y aura 18 caméras supplémentaires d'installées ». Parmi les quartiers qui seront équipés : la place Coty, la place de la Liberté, les Halles, la Rotonde, les Tanneurs, les abords de la crèche Leccia et Maryse Bastié où la ville va récupérer celles de la SEM Maryse Bastié.