Tours

Les belles promesses gastronomiques des Bartavelles

Le restaurant vient d’ouvrir Rue Colbert à Tours.

Il y a quelques semaines, le restaurant L’Évidence du chef tourangeau Gaëtan Evrard a déménagé à Montbazon pour s’agrandir… Au 33 Rue Colbert, les locaux ne sont pas restés vides bien longtemps, juste le temps de refaire la déco et de changer l’enseigne. Bienvenue donc aux Bartavelles, du nom d’un petit oiseau.

En cuisine, on retrouve Ghislain Damaye et Didier Renjard qui sont passés par des adresses particulièrement bien cotées (L’Évidence, La Roche Leroy ou La Maison Robuchon pour Didier, La Roche Leroy, Le Meurice de Paris ou La Maison Tourangelle pour Ghislain). En salle, voici venue Véronique Damaye, qui a élaboré la carte des vins avec le sommelier du Château d’Artigny, Antoine Lefort. Elle est notamment passée par l’Auberge du Cheval Rouge de Chisseaux et l’adresse étoilée de Christophe Cosme dans le 41.

Vous l’avez compris, au niveau des références, c’est pas mal… Rien qu’à la lecture de la carte, pas de doute : l’adresse vise le haut du panier avec sa betterave cuite au sel et chèvre frais fermier, en plat : cabillaud / chou fleur / chayotte et émulsion de coquillages ou poire / streusel noisette et cardamone au dessert. Pour l’ambiance, c’est très Renaissance : un peu sombre mais douillet, on se sent comme dans un cabinet. Cependant, ça manque un peu de chaleur et de modernisme à notre goût.

Dans l’assiette, on opte pour la formule plat-dessert du midi (28€, ou 33€ avec un verre de vin, un touraine blanc venu de chez nos voisins du Loir-et-Cher et qui avait de belles qualités)… Pendant qu’on s’affaire pour nous en cuisine, on commence avec une petite crème de brocolis et de châtaignes fraîches à tartiner sur des chips de pain (une très bonne idée). Suit une crevette tempura avec… une mayonnaise sans œufs, orangée (ça, pour une surprise ! Et ce n’est même pas pour cause d’allergies, c’est juste une tentative du chef. Étonnant…).

Le plat arrive, on a demandé une canette accompagnée d’un gâteau coing-navet et grué de cacao. La viande est parfaitement rosée, exactement comme on l’avait demandée et surtout exactement comme on l’aime. Vraiment une très belle découverte qui s’accorde parfaitement avec son jus. L’accompagnement sucré-salé est lui assez surprenant mais plutôt doux. Dans l’ensemble le plat est copieux, harmonieusement présenté, une création vraiment intéressante.

Après avoir failli craquer sur la planche de fromages, on assiste à l’arrivée du dessert : un Concorde, soit une pâtisserie chocolatée entourées de meringues et rehaussée d’un sorbet cacao. Franchement, ça fait beaucoup de chocolat d’un coup mais pris indépendamment les recettes sont parfaitement réalisées, pas trop sucrées, fines et gourmandes.

Bilan : une cuisine créative et un accueil agréable avec de bons produits. A noter : le soir, les formules sont à 36€ (entrée-plat-dessert) ou 49€ (avec deux plats). 15€ pour les enfants.

Olivier Collet