Tours

Les travaux d'intérêts généraux en augmentation à la ville de Tours

La ville a en a accueilli une soixantaine en 2017.

Depuis 2015, la ville de Tours s'est positionnée comme volontaire pour accueillir dans ses services des personnes condamnées à des travaux d'intérêts généraux, les fameux TIG.

"Nous avons passé une convention avec le Procureur de la République pour accueillir des travaux d'intérêts généraux" explique le porte-parole de la Municipalité Olivier Lebreton. Une quarantaine de personnes condamnées ont ainsi effectué leurs TIG à la ville de Tours en 2016, une soixantaine cette année et l'objectif est de 70 pour 2018.

Des travaux d'intérêts généraux qui ont du sens pour l'ancien adjoint à la sécurité : "Les travaux d'intérêts généraux sont judicieux pour les personnes qui sont condamnées pour des faits relevant de la grosse incivilité ou de la petite délinquance. Ils sont une alternative à des peines de prison avec sursis par exemple". Et Olivier Lebreton d'évoquer également un dispositif qui permet de "lutter contre le sentiment d'impunité."

Parmi les faits reprochés à ceux ayant exercé des TIG notons des rétroviseurs cassés, des feux de poubelles ou encore des jets de pierre sur une voiture de la police municipale... "Les TIG permettent aussi à des jeunes, souvent, de venir voir comment ça se passe dans les services, d'être confrontés avec une réalité du quotidien".

Et si l'élu reconnaît qu'à l'inverse, il a fallu faire accepter ce dispositif par les services, l'accueil de "Tigistes" nécessitant de mobiliser du personnel, selon lui, aujourd'hui cela fonctionne bien et cela fait ses preuves: "Nous n'avons aucun cas de récidive parmi ceux qui ont fait leurs TIG à la ville de Tours".

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