Tours

Un grand débat sur l’aéroport de Tours début 2018

Ses financements sont à repenser complètement d'ici moins de 5 ans.

Il est très attendu par certains, mais surtout devenu nécessaire. Au premier trimestre 2018, Tours Métropole va organiser un grand débat sur l’avenir de l’aéroport de Tours. L’annonce a été faite ce lundi soir par le président de l’institution Philippe Briand. Deux raisons principales à cela : le financement de l’équipement est complexe (la Chambre de Commerce et d’Industrie ne peut plus payer, ce qui oblige Tours Métropole à rajouter une enveloppe de 300 000€ pour boucler le budget). De plus, le départ de l’école de chasse d’ici 2021 nécessite de repenser le fonctionnement de la piste tourangelle qui accueille environ 200 000 passagers par an (en immense majorité sur des vols de la compagnie Ryanair).

Dans l’assemblée métropolitaine, certains auraient souhaité que le sujet soit abordé bien plus tôt... C’est le cas de l’écologiste Emmanuel Denis : « cela fait deux ans que l’on nous promet un débat sur le financement de l’aéroport. En 2015, une étude sur l’attractivité démontrait qu’elle était quasi nulle car sur les 180 000 voyageurs, 30% venaient de l’étranger, 65% expliquaient qu’ils seraient venus de toute manière. Au final seuls 10 000 touristes venaient en Touraine dû à l’attractivité de Ryanair. C’est rien du tout par rapport à la Loire à Vélo. Aujourd’hui on nous demande de financer une nouvelle étude d’un cabinet marketing qui sera juge et parti... Il faut se poser les bonnes questions pour l’avenir. Par exemple Angers a réduit l’activité de son aéroport au strict minimum : l’aviation d’affaires et les navettes sanitaires. Son coût est donc réduit. On peut trouver des compromis. »

Selon le vice-président aux transports Frédéric Augis, la réflexion est déjà en marche depuis la nomination d’un nouveau directeur : « on cherche à changer les règles de la concession. Un avenant proposé a été refusé de notre part car il ne nous laissait pas plus de liberté. » L’élu ajoute que l’équipement reste selon lui « un outil indispensable. » Il est soutenu sur ce point par le socialiste Vincent Tison qui juge que l’aéroport est un service nécessaire pour les Tourangeaux qui souhaitent partir : « il s’agit d’une politique et d’un droit au voyage des habitants de la Métropole. »

Le président Philippe Briand est sur la même ligne, souhaitant « sortir de la dépendance de Ryanair même si nous sommes contractuellement liés jusqu’à la fin du mandat. Après, il faudra réfléchir quel type d’aéroport nous voulons, et si nous voulons continuer de faire du transport. C’est un sujet important et il faudra tout mettre sur la table pour avancer. »

Pour tout comprendre, vous pouvez retrouver tous nos articles sur l’aéroport ici.