Tours

Haut de la Rue Nationale : les recours retardent le chantier

Le maire de Tours garantit que les solutions seront bientôt trouvées.

Au début de l’été, le Haut de la Rue Nationale de Tours a été rebaptisé Porte de Loire. Un nouveau nom pour un nouveau quartier avec deux hôtels du groupe Hitlon de 3 et 4 étoiles (100 et 70 chambres). 4 000m² de commerces et une petite centaine de logements sont également annoncés. Sur les panneaux mis en place par le groupe Eiffage (en charge des opérations de construction), on nous annonce une ouverture des hôtels pour l’été 2019… Les travaux devaient d’ailleurs démarrer concrètement en septembre avec l’arrivée des grues. Sauf que nous sommes le 10 novembre… et qu’elles ne sont toujours pas là, ce qui suscite forcément des questions, voire des rumeurs.

Interrogé sur ce sujet ce vendredi, le maire de Tours Christophe Bouchet explique que ce dossier est son « problème quotidien ». L’élu centriste affirme cependant qu’il n’est pas préoccupe par son issue : « les solutions vont être trouvées. Je n’ai pas d’inquiétude sur la réalisation globale du projet. Il y a des problèmes juridico-administratifs, des contrariétés d’ordre juridique qui seront bientôt tranchées de façon claire. Il n’y a pas de péril. Croyez-moi, en temps voulu je vous expliquerai tous les détails du retard. »

L’élu s’est refusé à tout commentaire supplémentaire indiquant simplement que depuis son élection à la mairie il avait « réveillé » certains protagonistes du dossier qui se seraient « endormis » ces derniers temps.

De son côté, l’opposition s’impatiente également. Le groupe Tours à Gauche (PS, PC, Verts) a prévu de poser une question lundi lors du prochain conseil municipal, et ce afin de demander l’organisation d’une commission générale qui permettrait à tous les élus de prendre connaissance de la nature des problèmes.

C’est Pierre Texier qui suit ce dossier : « on constate que les retards se sont accumulés. On sait que des recours ont été déposés comme celui de l’Aquavit devant le tribunal administratif. L’association estime que le projet est incompatible avec le classement du Val de Loire au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette démarche n’aura peut-être pas beaucoup de poids mais surtout cela n’explique pas tout. On voudrait donc sortir du flou et avoir une idée du phasage pour le démarrage des travaux. » Un calendrier que Christophe Bouchet n’a pas dévoilé pour ne pas être pris en défaut si d’autres retards venaient à se produire… Pas sûr non plus qu’il donne plus de détails lundi.

(Re)lire notre dossier sur les plans du projet