Tours

Le zéro déchet gagne du terrain dans le centre de Tours

Une deuxième épicerie sans emballages vient d’ouvrir.

Dans les environs de la Place de la Victoire de Tours, il y a trois épiceries : une ouverte jusqu’à minuit, une avec le logo d’une grande enseigne internationale et la petite dernière : Sur la Branche. Fondé par Anne-Gwénolée Tu, ce commerce a une ambition : produire le moins de déchets possible, comme sa consœur ouverte depuis un an Rue des Halles. De là à dire que moins jeter est un objectif qui se diffuse de plus en plus en Touraine, il n’y a qu’un pas.

Anne-Gwénolée, on l’avait rencontrée il y a quelques mois, quand son projet commençait à prendre forme… Ancienne libraire, la jeune femme originaire de région parisienne est arrivée à Tours depuis un an avec son compagnon. Tombée amoureuse de la ville et de ses habitants, elle a donc décidé d’y ouvrir un commerce véhiculant des valeurs fidèles à son mode de vie. Dans son épicerie, 300 références de produits utiles au quotidien, des pâtes à la lessive en passant par le sucre, les bonbons, les pistaches, le chocolat, les épices, les jus de fruits, le lait, le savon, les rillettes, le papier toilette… Il y a même une vitrine réfrigérée pour du fromage, des yaourts, de la moutarde ou du beurre et un rayon cartes postales (une fois lues, on les plante et des fleurs poussent).

En passant la porte, mieux vaut avoir préparé sa visite. Autrement dit, venez avec vos sacs, vos boîtes et vos bocaux. C’est le principe du zéro déchet : moins il y a d’emballages, mieux on se porte. Mais si vous arrivez les mains dans les poches, ça marche aussi : il y a des bocaux en libre service (laissés par d’autres clients qui n’en ont plus besoin) ou des sacs en papier réutilisables. Et si certains produits sont quand même emballés (comme les liquides) c’est de préférence dans du verre, recyclable à 100%.

Par ailleurs, Anne-Gwénolée ne s’arrête pas au zéro déchet. Son objectif c’est de proposer un maximum de produits bio (90%) et d’aller les chercher le moins loin possible, c’est-à-dire en Touraine ou dans les départements limitrophes. Pour la noix de coco et le café c’est compliqué mais sinon les œufs sont de Manthelan, le quinoa d’Anjou, les produits laitiers de Verneuil, les bières tourangelles et parisiennes…

Une sélection rigoureuse pour des produits de qualité, ce qui a forcément un coût (5€ le kilo de pâtes) mais ces derniers restent raisonnables et comparables à ceux des produits vrac de grande surface, par exemple (6€ le kilo de corn flakes, 3€75 le riz italien), le côté bio ou local en plus, sans gluten également, parfois. « C’est une épicerie accessible qui met en valeur les produits. » Et pour acheter la juste quantité, donc ne pas gaspiller, des balances sont à disposition pour peser ses produits avant de passer à la caisse.

Olivier Collet