Tours

Planter 300 arbres fruitiers dans un jardin public, c’est possible !

Le projet mobilise les habitants de St-Pierre-des-Corps et 250 enfants.

Dans la pub, on nous dit souvent qu’il faut manger 5 fruits et légumes par jour. Bonne nouvelle : ce sera bientôt possible au jardin Gambetta de St-Pierre-des-Corps. A partir de ce week-end, ce parc urbain de l’est de la commune, non loin de la Rue Pierre Semard et de l’Avenue Jean Bonin, va complètement changer de visage. Aujourd’hui, il est apprécié des habitants du quartier mais un peu triste avec ses grandes étendues d’herbe inexploitées. Demain, 300 arbres fruitiers vont sortir de terre, il y aura même un labyrinthe pour déambuler entre les différentes espèces de plantes…

L’idée de transformer ce jardin en lieu de culture vient d’un couple qui habite à 2 minutes de là : Benjamin et Claire. Il y a un an, ils ont créé l’association Les Planteurs d’Idées qui se donne pour objectif d’encourager les citoyens à se réapproprier les jardins publics, un concept déjà bien développé ailleurs (aux Pays-Bas, par exemple). La solution proposée : : remplacer les massifs ornementaux par des plantations comestibles, le tout sans nécessiter d’entretien trop conséquent.

Après quelques discussions, la mairie de St-Pierre-des-Corps a accepté le projet… Il y a quelques jours, les services des espaces verts sont donc venus préparer le terrain. Puis, dès ce samedi, les adhérents de l’association, les habitants du quartier et 250 enfants de 8 à 10 ans scolarisés de 6 écoles différentes se chargeront des plantations. Ensuite, tout sera cultivé en bio avec un minimum d’arrosage. Des hôtels à insectes ou des nichoirs pour les oiseaux seront installés en complément pour favoriser la pollinisation ou éviter qu’il y ait trop de vers.

Le page Facebook des Planteurs d'Idées

Si tout se passe comme prévu, l’an prochain, on pourra récolter des mûres, des groseilles, des pommes, des framboises, des fraises des bois, du cassis, de la menthe, de la ciboulette… Peut-être même du céleri… De quoi agrémenter un goûter, par exemple : « la récolte appartiendra à tout le monde » précise Benjamin qui espère une forte implication dans le premier chantier participatif. Un autre suivra au printemps, des week-ends de formation sont aussi prévus pour apprendre à tailler les arbres, par exemple.

Avec une trentaine d’adhérents (de tous âges et tous profils, du photographe au graphiste), Les Planteurs d’Idées est une association dynamique et prometteuse. En quelques mois elle a su nouer des partenariats solides avec les établissements scolaires pour proposer des ateliers aux élèves tout au long de l’année. Le concept a également séduit des entreprises : l’une donne du compost, l’autre propose des arbres à prix réduits… Reste à assurer la pérennité du jardin public fruitier dans le temps. Pour cela, Benjamin et les autres bénévoles imaginent des événements festifs, inspirés de la fête des voisins. D’autres communes de l’agglo pourraient aussi être intéressées pour faire la même chose.

Olivier Collet