Tours

A quand la réfection des places du Grand Marché et de la Préfecture ?

Contrairement au budget voirie, celui du plan d’embellissement de Tours n’augmente pas.

Nous en parlons longuement dans cet autre article, dès 2018 la mairie de Tours a l’intention de remettre à neuf un grand nombre de rues, certaines n’ayant pas été refaites depuis plus de 30 ans. Ce plan d’urgence pour faciliter la circulation devrait coûter 3 à 4 millions d’euros par an jusqu’en 2020. Parallèlement, « il n’empêchera pas le plan d’embellissement » précise Brice Droineau, adjoint au maire en charge de l’espace public. Néanmoins, cette ligne là du budget n’est pas annoncée en augmentation.

Actuellement, la ville de Tours consacre environ 500 000€ par an à « l’embellissement. » Cela comprend par exemple la remise à neuf du pavage dans certaines rues du Vieux-Tours, la réfection des carrés de Buren sur les quais des stations de tram déjà abimés, ou des travaux comme ceux menés sur la Place Jean Duval, près de la fac des Tanneurs. Souvent menés par des employés de la Métropole ces chantiers sont complétés par d’autres actions plus importantes comme la transformation totale de la Place Châteauneuf qui a perdu son parking ou celle en cours Place Coty, à Tours Nord (1,7 million d’euros pour une inauguration prévue courant 2018).

Un grand projet urbain par an ?

Annoncée dans le programme des municipales de 2014, cette intervention Place Coty ne semble pas inutile pour redonner un nouveau souffle au quartier, à ses commerces et à son marché. Même chose pour la Place Châteauneuf, d’ailleurs l’idée était déjà évoquée sous le mandat de Jean Germain. Depuis, les avis sont quasi unanimes pour souligner la qualité de l’aménagement, même si certains commerçants estiment que leur fréquentation est en baisse vu que les voitures sont priées de se garer ailleurs.

La question qui se pose maintenant est la suivante : la municipalité de Christophe Bouchet aura-t-elle l’ambition, la volonté et les moyens d’en faire plus dans le demi-mandat qu’il lui reste ? Selon Brice Droineau, un grand projet annuel pourrait voir le jour, c’est en tout cas son souhait. Ainsi, depuis plusieurs mois, on dit souvent qu’il serait grand temps de se pencher sur la Place du Grand Marché, dite Place du Monstre : « on pourrait faire quelque chose de très sympa, notamment avec la citerne de récupération d’eau qui est en dessous. Actuellement, il y a juste une plaque, on pourrait par exemple la remplacer par une plaque en verre » imagine l’adjoint. Selon ses estimations, la rénovation du site coûterait 750 000€. Pour l’instant, elle n’est pas planifiée.

De nouvelles couleurs pour les fontaines de Jean Jaurès

Autre place de la ville qui a perdu en qualité : la Place de la Préfecture, avec ses pavés et son goudron mélangés de manière inesthétique. « La refaire coûterait entre 800 et 900 000€ » précise cette fois Brice Droineau, incapable de dire si l’envie de faire quelque chose à cet endroit se concrétisera en actes : « il faudra arbitrer lors des réunions sur le plan d’embellissement. » Et il ne parle même pas de la Place du Général Leclerc, face à la gare « où plusieurs acteurs rentrent en jeu. » L’élu reconnait tout de même qu’un rafraîchissement serait indispensable pour soigner cette entrée de ville : « il faut que ce soit plus accueillant… »

En attendant, des projets sont tout de même à l’ordre du jour comme à Tours Nord où le jardin public situé derrière le Beffroi va être rénové : « nous allons aérer un peu la végétation et refaire l’aire de jeux pour les enfants » liste Brice Droineau qui pense aussi à installer un brumisateur pour les beaux jours, comme c’est déjà le cas au Sanitas et aux Fontaines.

La fontaine de Beaune-Semblançay déplacée Place Châteauneuf ?

Dans un autre domaine, on notera aussi que les célèbres fontaines de la Place Jean Jaurès ont eu droit à un petit lifting avec un éclairage LED installé il y a quelques semaines. Objectif : pouvoir changer plus facilement l’éclairage des bassins, illuminés de rose par exemple pour faire la promotion de la campagne de prévention Octobre Rose. Il s’agit du même système qui a été installé sur l’Hôtel de Ville afin de le colorer différemment selon l’actualité (fêtes de St Martin, campagne sur l’autisme, commémorations…). Autre point positif : ces ampoules sont moins gourmandes en énergie.

Afin de faire des économies supplémentaires, la ville se penche sur l’opportunité de changer les pompes de ses 28 fontaines. Actuellement, leur fonctionnement coûte 100 000€ par an, mais acquérir une seule pompe nécessite un budget de 10 à 15 000€ : « il y a d’autres priorités mais il faudrait le faire » résume Brice Droineau qui s’intéresse enfin de près à l’avenir de la fontaine de Beaune-Semblançay. Nomade dans son histoire, le monument pourrait revenir Place Châteauneuf, « en tout cas on a fait les travaux préparatoires. Mais si on le déplace, il faut prendre attache auprès des monuments historiques. » Bref, ça non plus, ce n’est pas pour tout de suite.

Olivier Collet