Tours

Rénovation du Sanitas : le préfet espère plus de dialogue avec les habitants

Il a évoqué le sujet devant un membre du gouvernement ce jeudi.

On en a déjà longuement parlé sur Info-Tours.fr : dans les prochaines années, le quartier du Sanitas de Tours va connaître d’importantes transformations avec la destruction de plusieurs immeubles et leur remplacement par de nouvelles constructions pour créer « plus de mixité sociale ». 430 logements seront concernés d’ici dix ans via un chantier en grande partie financé par l’Etat et l’ANRU, l’agence en charge de la rénovation urbaine des quartiers populaires (qui a déjà participé à des travaux de grande ampleur entre 2004 et 2010).

Cependant, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer les projets de la ville de Tours et de Tours Habitat, estimant en particulier qu’il n’y a pas assez de concertation avec les habitants. Des réhabilitations de logements sont par exemple réclamées en lieu et place des démolitions. Au conseil municipal, l’opposition de gauche relaie régulièrement ces critiques tandis que la majorité de Serge Babary affirme avoir fait ce qu’il fallait en direction des résidents du quartier.

Ce jeudi, le préfet d’Indre-et-Loire s’est exprimé sur le sujet en marge de la visite du secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie (un membre du gouvernement dont le titre laisse à penser que ce genre de problématique le concerne directement). Et Louis Le Franc souhaite s’impliquer pleinement dans le dossier : « il va falloir, avec l’Etat et la mairie, trouver la bonne formule de dialogue. Ce n’est pas facile. Des habitants s’inquiètent, il faut donc rassurer. » « Oui cela me préoccupe » complète-t-il auprès de nous en aparté, tout en défendant sans réserve particulière le contenu global du projet.

Des mots pesés, pas d’attaque frontale, mais tout de même une petite phrase implicite pour indiquer, devant un représentant gouvernemental et une représentante du Conseil Citoyen du Sanitas, qu’il plaidait pour plus de dialogue avec la population, une concertation plus poussée. Quitte à ce que cela prenne du temps. Un débat qui a ostensiblement irrité le représentant de la ville présent autour de la table, l’adjoint au maire Thibault Coulon. Venu à la base parler emploi, il a souhaité se défendre vigoureusement demandant à ce que « l’on ne rajoute pas de l’huile sur le feu » pour ce « projet positif », reconnaissant néanmoins qu’il fallait « l’expliquer ».