Tours

Tours vise 10 000 étudiants étrangers à long terme

Ils sont 3 000 aujourd’hui.

Actuellement, l’Université de Tours et les autres établissements d’enseignement supérieur de l’agglomération accueillent environ 30 000 étudiants dont 3 000 étrangers, soit environ 10%. Dans le monde politique, personne ne cache l’ambition locale qui est de faire considérablement grimper ce chiffre avec l’objectif d’atteindre jusqu’à 50 000 étudiants, les jeunes étant susceptibles de rester à Tours après leurs cursus ou au moins d’animer la ville de leur présence pendant qu’ils travaillent (ça va en faire des belles soirées du jeudi !).

Et donc dans cette course au recrutement d’étudiants, Tours se tourne notamment vers les étrangers : « jusqu’à maintenant on ne s’était pas occupé de faire de la promotion sur nos filières internationales » déplore le maire Serge Babary, et ce alors même que 85 nationalités sont déjà présentes dans les classes et amphis ligériens. Du coup l’élu fixe un objectif : passer de 3 000 à 6 000 étudiants étrangers à moyen terme et 10 000 à plus long terme (aucun calendrier n’a été communiqué).

Parmi les pays susceptibles de faire venir des jeunes : la Corée du Sud. Les Coréens sont moins intéressés par Paris (en partie à cause de la sécurité) et Tours pourrait être une bonne solution de repli, elle a donc une carte à jouer. Quinze étudiants étaient ainsi reçus en mairie il y a peu dans le cadre d’un programme d’été de l’université. Un partenariat a aussi été noué avec le Costa Rica autour de la médecine. « Il faut montrer qu’on est réceptif » explique l’élu en charge de l’international à la mairie, Jérôme Tebaldi, se félicitant de la nomination d’un vice-président en charge de l’international à l’Université depuis maintenant un an. Reste qu’il faudra trouver des solutions pour loger tout ce monde-là et bien les intégrer dans la vie tourangelle. Des défis d’avenir.

Lire aussi notre dossier sur les projets étrangers de Tours.