Tours

Foot, boxe, pirates et dessins animés pour la nouvelle saison du Théâtre Olympia

La scène nationale tourangelle compte faire « Rêver » ses spectateurs.

Avec 37 000 spectateurs sur cette saison 2016-2017, le Théâtre Olympia de Tours a encore fait venir 2 000 personnes de plus en un an. Et il parait qu’il y a de plus en plus de fauteuils occupés par des moins de 30 ans. Le théâtre se rajeunit, se démocratise, et fidélise. Alors après un premier mandat de 4 ans, son directeur Jacques Vincey a été reconduit pour 3 ans de plus à la tête de la scène régionale récemment devenue scène nationale (un label plus prestigieux). Le temps de lancer plein de projets et d’affirmer encore un peu plus son style.

Derrière ses petites lunettes, Jacques Vincey n’est pas le dernier pour se lâcher, bien au contraire. Donc vendredi soir, la présentation publique de la saison prévue à 20h30 dans la grande salle du T° sera suivie d’un dance floor à 22h. C’est lui qui en parle, et il y tient. Côté boulot, son ambition c’est de « faire rentrer les créateurs dans la maison » avec des artistes associés (deux nouveaux arriveront en septembre 2018) mais aussi son groupe de 7 (et bientôt 8) jeunes en formation dans le dispositif JTRC (Jeune Théâtre en Région Centre).

Et non seulement Jacques Vincey fait venir des productions singulières à Tours, mais il exporte aussi les créations tourangelles comme Und qui va passer 3 semaines au Théâtre Dejazet de Paris cet automne et qu’il espère ensuite voir tourner à l’international, après la tournée à succès de sa version moderne et splendide de La Dispute de Marivaux. Il a aussi réussi à faire venir un bataillon de programmateurs dans la ville en avril avec le deuxième festival WET monté par les jeunes du JTRC et dédié aux jeunes acteurs, auteurs et metteurs en scène (la 3ème édition aura lieu fin mars 2018). Enfin, le directeur s’envole pour l’étranger : 15 jours de travail en Corée-du-Sud, avec des acteurs coréens. Il n’arrête jamais.

Le temps est donc venu de parler de l’avenir. L’avenir proche avec le programme des prochains mois au Théâtre Olympia. Une fois n’est pas coutume, la saison débutera… le 6 juillet avec deux représentations de Stadium. C’est une création d’un artiste associé de la scène tourangelle, Mohamed El Khatib et ça s’annonce vraiment comme un événement. Un sacré match surtout. Il opposera 60 footeux fans du Racing Club de Lens et les spectateurs de théâtre. Qui peut gagner ? Match aller donc dans quelques jours, et match retour en février 2018 à l’Espace Malraux (peut-être avec des supporters du Tours FC en plus sur scène). D’ici là, le spectacle pourrait faire du bruit.

Autre sport au théâtre d’ici peu à Tours : la boxe. De la boxe dansée dans une collaboration avec le Centre Chorégraphique National de Tours (CCNT). Ce sera B, les 18 et 19 avril. Du 18 septembre au 6 octobre, le T° fera sa rentrée avec la nouvelle création de son directeur, dans laquelle Jacques Vincey joue aussi : Le Marchand de Venise. Les répétitions commencent dès la semaine prochaine. C’est l’histoire d’un emprunt impossible pour séduire une femme, une « pièce monstre » qui résonne aussi avec notre monde d’aujourd’hui. Et c’est du Shakespeare !

Dans la liste aussi : un texte de l’auteure à succès adorée de la critique, Christine Angot… Dîner en Ville, du 9 au 13 janvier, « ça risque d’être agressif derrière les apparences de bienséance » souligne Vanasay Khamphommala. Côté classiques : une nouvelle version du Cid, et puis pour le jeune public : Dark Circus du 13 au 21 décembre avec la réalisation d’un dessin animé en direct par une compagnie de la région, Stéréoptik. Et encore du cinéma avec M comme Méliès en mai, spectacle s’appuyant sur des documents perso de ce célèbre Méliès. Après le foot ou la boxe, Grande amènera le cirque au théâtre au novembre quand une jeune équipe déjà venue au festival WET en 2016 nous plongera dans l’univers de la piraterie avec Pavillon Noir en février. Et ce n’est qu’un aperçu du programme.