Tours

Marche des Fiertés de Tours : arcs-en-ciel sous grand soleil

Plus de 2 000 personnes se sont rassemblées samedi après-midi.

Cyril Hanouna hué, l'accueil des réfugiés LGBT applaudi. Voici résumé en une phrase l'esprit de la Marche des Fiertés 2017 à Tours. Parti un peu clairsemé du Château de Tours, le cortège n'a cessé de grossir au fil des rues du centre-ville : "on est plus que l'an dernier, on est plus de 2 000" nous affirmait Mickaël Achard du Centre LGBT de Touraine au moment de traverser la Rue Nationale.

Un peu plus tard, c'est une marée colorée qui a pris d'assaut la Place Plumereau. Ambiance festive, évidemment, car ce défilé est toujours un bon moment de partage. Que l'on fasse partie de la communauté LGBT, ou pas. Et c'était l'un des messages de cette année : tous solidaires. Car les homosexuels, les bis, les trans ou les personnes intersexuées restent fortement discriminées : "en France les agressions transphobes ont progressé de 78% en 2016" notait SOS Homophobie juste avant que la manifestation ne s'élance.

Chaque année, malgré des avancées (comme le mariage pour tous), il reste donc des combats pour stopper l'homophobie et assurer une intégration parfaite aux lesbiennes, gays, bis ou trans. Le sketch jugé homophobe de Cyril Hanouna a la télé a fait du mal. Mais ce qui fait encore plus mal c'est la répression de l'homosexualité en Tchétchénie, au coeur de nombreux slogans. "Nos morts sont politiques" pouvait-on par exemple lire sur plusieurs pancartes brandies dans la foule, prenant aussi pour cible Poutine (le président russe) et Kadirov (celui de la Tchétchénie, qui dépend en grande partie de la Russie).

La techno donc, la fête, le soleil, le beau drapeau arc-en-ciel décliné en à l'infini, en parapluie-parasol, en tatouage, en jupe ou en bannière géante... Cette Marche des Fiertés a clairement été une réussite dans les rues de Tours ce samedi. Mais personne n'oubliait tous les drames à dénoncer, un an après l'attentat dans une boîte gay d'Orlando. Voici quelques images de cet après-midi...

Olivier COLLET

On notera que plusieurs élus étaient présents, et que le Centre LGBT de Touraine a ostensiblement regretté l'absence du maire de Tours qui, une fois de plus, était représenté par un de ses adjoints.