Tours

La température monte à Aucard de Tours

Le reportage et les photos d’Info-Tours.fr.

Non seulement il ne pleut plus sur Aucard de Tours cette année mais en plus on ne voit plus les nuages depuis la Gloriette. Et quand la soirée commence, on peut donc se mettre tranquillement à l’entrée d’un chapiteau pour bronzer un peu avec les premières notes des concerts… On peut aussi s’approcher sur le devant de la scène et voir de près ce que Ropoporose a à nous dire. Le duo tourangeau frère-sœur jouait à Aucard pour la première fois. La jeune Pauline n’y avait même jamais mis les pieds avant (elle est seulement tourangelle depuis deux ans). Mais avec Romain, ils étaient comme chez-eux.

Ca faisait un petit moment qu’on ne les avait pas vus en live, qu’on les suivait de loin. On a sans doute eu un peu tort car avec leur deuxième album ils nous offrent un rock charmant, sucré, sans pression. En fait c’est tout simplement beau. Plaisant à écouter comme à regarder. Observer les mimiques de Romain à la batterie, déceler les émotions de Pauline… La complicité est évidente, l’osmose parfaite même dans l’erreur. Ropoporose joue de la musique et de leur concert se dégage un côté enfantin, une pureté. Ils échangent les instruments comme les regards, dégagent un capital sympathie puissant. La même quand on les recroise en coulisses plus tard dans la soirée, passés du punch à la bière, « il y a toujours un certain côté foutraque qui reste dans ce qu’on fait mais depuis le deuxième album on est plus adroit aussi, mais si ce soir c’était un peu bricolant » commente Romain, qui a toujours le bon mot.

Enregistré en 10 jours en Bretagne, ce second disque composé en duo est parsemé de chansons qui sentent bon le rock et les vacances. Ecouter Ropoporose c’est un peu comme une « récréation » (mot employé par Romain). On a envie de s’amuser avec eux, de se laisser porter dans cet univers fait de guitare, de batterie et d’un petit accordéon. Un petit monde où l’on trébuche en se relevant aussi vite.

Si on voulait passer la seconde ce jeudi soir à Aucard, il y avait aussi de quoi faire dans deux styles bien différents : le rock astronomique, diablement efficace et totalement azimuté de Kadavar ou la folie sexy et sans limites de Bo Bun Fever. Entre deux, un salut tout particulier à le performance rock-aérienne de la Cie Monsieur le Directeur avec Beethoven Metalo Vivace. Le titre parle de lui-même, et la performance est à souligner. Les arts de la rue, c’est aussi tous les soirs à Aucard. Voici les images (spéciale dédicace au mec recouvert d'argile avec sa plante !)...

O.C.