Tours

LEGISLATIVES : Des mesures contre l'affichage sauvage ?

Selon la mairie, certains candidats abusent.

Il reste un peu moins de 4 semaines avant le premier tour des élections législatives afin de renouveler l'Assemblée Nationale pour 5 ans. A Tours, les panneaux électoraux ne sont pas encore de retour devant les bureaux de vote alors les candidats placent leurs affiches un peu où ils peuvent en plus des réunions publiques traditionnelles ou des opérations de tractages habituelles sur les marchés. Sauf que certains auraient une fâcheuse tendance à placarder leur propagande vraiment partout (les piles de pont, par exemple) et ça agace.

Ce lundi au conseil municipal de Tours, l’élu du groupe Tours 2020 Pierre Commandeur (soutien de La République En Marche) a demandé à ce que l’on crée « un tarif pour le collage d’affiches qui serait mis dans les comptes de campagne des candidats. » Sa cible est clairement le représentant de la France Insoumise, Claude Bourdin, qui a fait imprimer beaucoup, beaucoup d’affiches.

Le premier adjoint est sur la même longueur d’ondes. Jacques Chevtchenko explique avoir écrit « à l’ensemble des candidats déclarés avec accusé de réception pour demander d’arrêter cela et deuxièmement voir si l’on peut faire payer les opérations de nettoyage. D’autant qu’il y a des panneaux d’affichage libre, nous préparons d’ailleurs un programme pour en installer d’autres dans les prochaines années. Il faut s’en tenir à ça. On va essayer d’agir, et s’il le faut on fera des constats d’huissiers. »

Et le maire de compléter : « je tiens à ce que l’on réagisse assez brutalement. » Pas question pour Serge Babary de se soumettre à la propagande jugée invasive des Insoumis. Pas sûr non plus qu’en face son appel soit entendu et que ses menaces puissent être mises à exécution.