Tours

Bientôt une « Boutic » virtuelle pour les commerçants tourangeaux

A la rentrée, une appli pratique permettra de trouver facilement un objet ou une marque n’importe où dans la ville.

Admettons : vous cherchez un jean d’une marque bien précise ou un objet plus inhabituel (au hasard, des maracas). Vous en avez vraiment envie mais vous ne savez pas où trouver ça à Tours. Parce que même si vous flânez souvent et que vous avez vos habitudes, vous ne pouvez pas tout savoir dans cette ville aux centaines de commerces. Vos ami(e)s sèchent aussi, vous n’avez pas le temps de faire toutes les rues commerçantes et donc plusieurs kilomètres pour trouver… Vous faîtes quoi ? Dans le monde d’aujourd’hui, vous risquez fort de finir sur Internet où votre vœu sera exaucé en quelques clics.

Ce réflexe là, les commerçants tourangeaux vont tenter de le contourner d’ici quelques mois. La principale association qui les représente, les Vitrines de Tours, entame le développement d’une version locale de l’application pour smartphones Boutic (et du site Internet qui va avec). Déjà présente dans 15 villes en France, gratuite sur iOS et Android, Boutic se veut comme un couteau suisse à destination des shopping addict : « aujourd’hui, les gens sont rivés sur leur téléphone même dans les commerces » explique Hervé Caillard, vice-président de l’association (dirigée depuis peu par Jean-Jacques Hébras).

Objectif avancé : pouvoir aider les clients à trouver ce qu’ils cherchent. Donc, l’application référencera toutes les enseignes (adhérentes de l’association ou non, exclusivement sur la ville de Tours). Chacune aura sa fiche avec ses horaires, ses coordonnées, la liste des produits proposés… On pourra même savoir si elle accepte, ou non, les chèques cadeaux des Vitrines de Tours. En plus de ça, un moteur de recherche par marque ou par objet permettra de savoir où trouver son bonheur (pour peu bien sûr que les responsables de magasins aient précisé la liste de leurs références, ce qui peut constituer un certain travail si le catalogue est riche). Grâce à la géolocalisation, les résultats seront classés du plus proche ou plus éloigné.

« Le commerce se digitalise mais ce n’est pas forcément avec 2-3 pages sur Internet qu’un commerce va capter des consommateurs » poursuit Hervé Caillard qui espère en fait créer un réflexe de la part des Tourangeaux. Faire en sorte qu’ils utilisent leur appli Boutic souvent, dès qu’ils cherchent quelque chose. D’où l’idée de la rendre encore plus pratique en ajoutant des services comme les actualités culturelles, des informations sur la ville, les horaires de cinéma, un agenda touristique ou des infos sur les transports (le nombre de places de parking disponibles en souterrain, par exemple).

Pour les plus de 300 adhérents de l’association, un service de mise en avant de bons plans sera aussi proposé (sans surcoût, assure-t-on). Les clients pourront ainsi recevoir des notifications si leurs boutiques favorites font des promotions où s’ils passent près d’un magasin qui fait une offre spéciale. L’ensemble devrait être prêt pour septembre : « ça marche déjà très bien à Nancy ou 2 000 commerces sont référencés. C’est notre action majeure de 2017, nous allons beaucoup communiquer dessus » précisent encore les responsables des Vitrines de Tours qui ne sont pas seuls sur le marché : deux autres applications similaires, lancées par des start-up, sont en place à Tours : Tili World et C-Now.

 

Les Vitrines de Tours veulent aussi renforcer l'attrait pour les chèques cadeaux qui, dans certaines villes, cartonnent avec plus d'1,5 million d'euros dépensés chaque année grâce à ce mode de paiement. A Tours, c'est à peine 30 000€. L'association veut donc encourager plus de commerçants à les accepter et montrer aux clients ou aux Comités d'Entreprise que l'on peut en acquérir et en utiliser toute l'année et pas seulement à Noël. Là encore, l'objectif est de favoriser les commerces de centre-ville au profit des grandes galeries situées en périphérie ou d'Internet.