Tours

De plus en plus de mandataires immobiliers en Touraine

Ils étaient 2 il y a 6 ans, ils sont 73 aujourd’hui, et bientôt 90. Bref, ça recrute.

Ils ne sont pas agents immobiliers, mais ce qu’ils font s’en approche : ils vendent des maisons et des appartements. En Indre-et-Loire, les mandataires immobiliers sont de plus en plus nombreux, notamment au sein du réseau I@d, dirigé par un ancien du site SeLoger.com, désormais ouvert à l’international avec son modèle basé sur une grande présence en ligne mais sans vitrine dans les agences immobilières classiques : « quand j’ai commencé nous étions 2 et nous sommes 73 aujourd’hui, peut-être 90 à la fin de l’année » explique Richard Olivron. A 30 ans, ce Tourangeau conseiller en immobilier dans le métier depuis six ans est aussi devenu formateur et recruteur : « on cherche toujours à recruter, sur toute la région, et nous avons un pôle dédié à la formation et au recrutement à la Tranchée à Tours. »

Les mandataires immobiliers d’I@d ne sont pas salariés, mais travailleurs indépendants, avec une formation continue assurée par l’enseigne : « plus de 80% sont en reconversion professionnelle, la moyenne d’âge est d’environ 40 ans. La plus jeune a 20 ans, le plus âgé 58 ans. On peut être en double activité mais c’est difficile » énumère Richard Olivron, affirmant qu’il y a « peu de turn over » dans le réseau et qu’avec « 20 ventes en 6 mois on peut très bien gagner sa vie » pour un prix moyen tournant autour de 150 000 à 200 000€ par transaction. En 2016, les 60 conseillers d’Indre-et-Loire ont ainsi réalisé un total de 600 ventes sur le département sachant qu’ils touchent deux tiers de la commission.

« Personnellement, mon chiffre d’affaire augmente tous les ans » précise encore le jeune homme. Actuellement, son enseigne propose 900 biens à acquérir en Touraine : « le marché immobilier est orienté à la baisse mais les transactions sont en hausse depuis deux ans. Et 2017 devrait encore être une meilleure année. Le marché va se stabiliser en terme de prix. » Concernant les taux toujours bas, Richard Olivron estime « que c’est une bonne chose mais ça ne fait pas tout. Les clients ont compris que le marché baissait et que s’ils ne mettaient pas leurs biens au prix du marché ils ne les vendraient pas. »

Un secteur de l’immobilier aujourd’hui tiré par les jeunes, les primo-accédants mais aussi les familles recomposées. Et qui voit débarquer une nouvelle tendance : des propriétaires investissent pour louer en colocation (c’est plus rentable !). Selon l’analyse de Richard Olivron, « on est en manque de logements sur Tours. » Pas de surprise pour les quartiers les plus prisés : « les Halles, Velpeau ou les Prébendes. Ce qui est rare est recherché. Mais d’autres quartiers ont une mauvaise réputation qui n’est pas justifiée comme les Rives du Cher. » Quant aux Deux-Lions ou Monconseil, remplis de nouvelles constructions ? « Les gens qui veulent des biens uniques ne vont pas les retrouver là-bas… » Sans compter que la revente à un prix supérieur à l’investissement de départ est loin d’être garantie…

O.C.