Tours

Indre-et-Loire : premières données pour la sécurité en 2016

Avec une explosion des heures consacrées aux missions du plan Vigipirate.

Vendredi, le préfet d’Indre-et-Loire Louis Le Franc présentait ses vœux aux forces de sécurité et aux pompiers du département. Un exercice rituel et important à ses yeux, lui qui ne manque jamais de louer leur dévouement ou leur investissement : « notre sécurité repose sur votre efficacité et votre engagement. Vos tâches ont été alourdies par l’état d’urgence ce qui a éprouvé vos familles. » De fait, l’an dernier, 30 000h ont été consacrées par les forces de l’ordre à des missions liées au plan Vigipirate contre 25 000h en 2015 et 9 000 en 2014.

Le préfet a aussi fait une allusion au mouvement de protestation des policiers cet automne : « la colère et la détresse qui se sont exprimées montrent que vous avez votre métier chevillé au corps. » Et d’ajouter comprendre le besoin des agents de le rencontrer pour faire part « de leur épuisement. »

En attendant la diffusion d’un bilan complet de la délinquance en Touraine dans les prochains jours, le représentant de l’Etat a évoqué une première tendance : une hausse des atteintes aux biens mais une stabilisation des cambriolages « grâce au démantèlement de plusieurs réseaux. » Concernant les trafics de drogue, il a indiqué que l’équivalent d’un million d’euros avait été saisi dans le département, dont 300 000€ pour l’agglomération de Tours (en 2017 ce chiffre est déjà dépassé avec la saisie record d’une cargaison de 475kg de cannabis il y a une semaine près de Ste-Maure-de-Touraine. »

Louis Le Franc a aussi fixé la ligne pour 2017 : « il ne faut pas baisser la garde, toujours avoir un coup d’avance. » Ca vaut aussi pour lui sur le sujet de la sécurité routière. Cette année, il ne redonne pas l’objectif de descendre sous la barre des 30 morts mais l’espère quand même : « on a un effort à faire, notamment auprès des 50-70 ans. » Alors qu’un accident sur 3 est lié à l’alcool, il rappelle aussi que seul un maire sur 270 a signé sa charte « label fêtes » pour mettre en place des mesures de prévention à destination des conducteurs, et ce en plus de 6 mois. Frustré, le préfet qui – à défaut de prévention – se rabat donc sur la répression : « en Indre-et-Loire nous avons le barème le plus dur de France pour les rétentions de permis. »