Tours

Françoise Amiot chez Macron : Les Républicains sortent les griffes

Et parlent de "trahison".

Vendredi après-midi, peu de temps après l'annonce de la démission de Françoise Amiot du conseil municipal de Tours pour rejoindre le mouvement En Marche d'Emmanuel Macron (décision prise suite au refus du parti de la nommer candidate aux législatives à Tours), le maire Serge Babary a publié un communiqué dans lequel on sentait son aigreur mais il restait sobre, poli.

Ce samedi soir, par la voix de Jérome Tebaldi (un autre élu du conseil municipal, délégué de la 1ère circonscription chez Les Républicains), les mots sont beaucoup plus fermes envers l'ex adhérente du parti qui a milité corps et âme pour François Fillon afin qu'il soit désigné candidat à la présidentielle :

"Si on perçoit sa déception de ne pas avoir été retenue par François Fillon en tant que candidate aux élections législatives sur la 1ere circonscription d’Indre-et-Loire, contrariant ainsi des ambitions personnelles, cette véritable trahison des militants, des élus et des Tourangeaux sympathisants, pour rejoindre un candidat qui a été l artisan et le soutien de la politique de gauche de François Hollande, n’est pas acceptable.

Alors que les Français attendent de leurs élus un comportement exemplaire, comment Françoise Amiot a-t-elle pu passer, en 48h, d’un soutien inconditionnel aux valeurs de Droite de François Fillon à un appel à voter pour la gauche bobo d’Emmanuel Macron ?"

Ce n'est sans doute là que le début d'une liste de piques que vont s'envoyer les ex alliés de la droite tourangelle (on ne va pas dire ex amis, hein, ce serait exagéré). Prochain épisode d'ores et déjà annoncé dans quelques jours avec des explications promises par Thibault Coulon, adjoint qui a pris ses distances de longue date avec le maire de Tours et qui a soutenu Françoise Amiot dans sa démarche pour les législatives.

Puis, il y aura aussi sans doute des précisions de l'intéressée, qui devra dire quel rôle elle compte vraiment jouer au sein d'En Marche. Car, pour l'instant, son ralliement - qui peut paraître une bonne prise pour les Macronistes avec l'arrivée d'une femme qui connait ses dossiers - ressemble un peu à un cadeau empoisonné au mouvement de l'ancien ministre de l'économie qui va devenir une cible de choix pendant la campagne. Bref, les débats d'idées, ce sera pour plus tard...