Tours

Ils ne se connaissent pas mais ils courent ensemble

Un groupe d’adeptes du footing vient de se monter à Tours, et ça marche.

Ils font incontestablement partie des Tourangeaux les plus courageux de la semaine. Lundi soir, alors que le thermomètre flirtait avec les 0° à Tours, un groupe d’une dizaine de personnes a passé une bonne partie de la soirée à courir, pour le plaisir de courir, et même pour le plaisir de courir ensemble. Dans ce groupe, pas mal de personnes ne se connaissaient pas, ou alors pas depuis très longtemps. Tous sont simplement motivés par cette idée de courir en groupe : ils font partie du Urban Runners Tours Crew, un groupe Facebook où l’on se donne des rendez-vous pour courir en communauté. Pour se donner du courage et passer un bon moment.

C’est Cassandra qui donne les rendez-vous, et tout se fait bénévolement. Cette étudiante de 23 ans, originaire de Blois et inscrite en deuxième année de médecine à Tours, a rejoint un réseau national de runners. Des « crew » comme celui de Tours, il y en a un peu dans toutes les grandes villes : « l’idée c’est de se motiver tous ensemble, dans des sessions courtes ou longues en fonction de ce que l’on a envie de faire. On s’adapte au niveau de chacun, on est là pour partager, et rencontrer d’autres personnes qui aiment ce sport. »

En 5 sorties, la jeune sportive a déjà rencontré hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, copains étudiants ou salariés, débutants et marathoniens… « Une fois que le rendez-vous est fixé on ne peut pas y échapper. Ce qui est bien aussi c’est qu’on progresse rapidement. C’est bon pour le cœur, les muscles ou pour perdre du poids. Et en ce moment, même si il fait froid, on se couvre bien et on se réchauffe vite. »

Les circuits de prédilection : les bords de Loire, le centre-ville, St-Cyr-sur-Loire ou le Lac de la Bergeonnerie. « On essaie de trouver des horaires qui conviennent à tout le monde mais ce n’est pas toujours facile. Et puis la nuit, il faut faire attention car ce n’est pas toujours bien éclairé, notamment sur les bords de Loire. » Vêtements fluo et lampe frontale sont donc recommandés.

Motivée 3 à 4 fois par semaine pour chausser ses baskets, Cassandra est bien contente d’avoir réussi à entraîner avec elle un groupe de fidèles : « on ne se met pas la pression. Si ça ne va pas on s’arrête puis on recommence. On fait ça environ 1h. Moi ça me défoule, ça me sort la tête des cours, pour ne pas rester enfermée à réviser. » Et si tout va bien, l’étudiante tourangelle espère terminer le semi-marathon de Paris dans quelques semaines. Elle s’entraîne pour en tout cas.

Olivier COLLET