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La Riche : 2500 nouveaux habitants d'ici 2026 avec l'éco-quartier du Plessis-Botanique.

Le quartier doit voir le jour d'ici 2026.

Mercredi 3 juillet le Conseil Municipal de La Riche a voté l'avenant du traité de concession de la ZAC du Plessis-Botanique à Icade. Lancé en 2008, ce projet a évolué depuis avec notamment l'arrivée programmée du tramway sur la commune de l'ouest de Tours. Une seconde ligne de tramway qui passera au cœur du futur quartier en direction du périphérique d'un côté, de l'hôpital Bretonneau de l'autre.

La ZAC du Plessis-Botanique c'est une zone d'aménagement de 16 hectares, en plein cœur de La Riche, sur laquelle la Municipalité souhaite faire émerger un tout nouveau quartier composé de 1400 logements avec en prévision 2500 nouveaux habitants.

Une opération d'ampleur pour une commune de 11 000 habitants. « La plus grosse opération d'aménagement de la métropole » se réjouit même Wilfried Schwartz, le maire de La Riche. Autre fierté pour ce dernier, voir le tramway passer dans sa ville mais aussi dans ce nouveau quartier. C'est d'ailleurs cette arrivée qui a fait revoir le projet. « La ZAC du Plessis-Botanique et le tramway vont dynamiser l'image de la ville » affirme-t-il. Une arrivée du tramway qui a permis de revoir le projet d'aménagement en y intégrant notamment une place importante pour les mobilités douces. Avec un axe principal dans la ZAC, large de 25 mètres, la place est laissée pour le tramway mais aussi pour des pistes cyclables séparées dans les deux sens.

Un quartier entièrement livré en 2026

Autre nouveauté, une place de vie piétonne a fait son apparition dans la refonte du projet autour de l'arrêt du tramway prévu dans le quartier. L'aménagement du quartier est d'ailleurs prévu jusqu'en 2026 afin de coïncider avec l'arrivée du tramway.

Avec un label éco-quartier, Plessis-Botanique, se veut innovant et aux dernières normes environnementales. Ainsi, la récupération de l'eau pluviale se fera pas noues paysagères, tandis que le chauffage urbain sera relié à la nouvelle centrale biomasse du Menneton, actuellement en construction.

Point de vue logements, le maire de La Riche souhaite une diversité. 15% de logements sociaux, mais aussi des maisons individuelles sur certains ilots. Un immeuble de 8 habitations sera même en habitat participatif. Un projet porté et réfléchi par les 8 familles qui vont y habiter et dans lequel outre les logements privés, on trouvera également des espaces communs comme des chambres d'amis, une buanderie... Une démarche innovante, puisque ce sera seulement le deuxième bâtiment de logements de ce type dans le département (l'autre est à Tours).

Des riverains associés au choix des projets architecturaux

Côté urbanisme, si pour l'instant, les visuels montrent que seulement les volumes des bâtiments, Wilfried Schwartz souhaite que le quartier ait « un cachet, respectueux de son environnement ». Concernant les hauteurs, celles-ci correspondront aux limites du PLU, soit des bâtiments partant du plain-pied pour des maisons individuels à du R+5 (5 étages) au maximum, le long de l'axe le plus dense, celui de la ligne du tramway.

L'aménagement de la ZAC, confiée à Icade ne coûtera rien à la ville. En effet, dans l'avenant signé entre les deux parties, la participation financière de la ville de 2 millions d'euros a été renégociée et enlevée. Pour Icade, l'opération coûtera 30 millions d'euros. Le promoteur immobilier commercialisera ensuite en direct la moitié du parc immobilier. Pour la commercialisation de la seconde moitié, cela passera par des consultations ouvertes aux riverains des projets en question. En clair des appels à projets seront lancés auprès de promoteurs obligatoirement couplés à des architectes. Des jurys dans lesquels des riverains prendront part, choisiront ensuite le projet retenu.

Avec 2500 habitants en plus, il faudra également faire attention aux services proposés. « Nous avons des emplacements réservés sur le quartier pour les équipements publics, nous sommes en train de réfléchir aux types de services publics nécéssaires.  Il faut qu'il y ait aussi une cohérence globale avec le reste de la ville » affirme ainsi le maire de La Riche. De plus, comme le stipule le Plan de Prévention des Innondations (PPRI), les rez-de-chaussée des bâtiments ne seront pas occupés par des logements. De quoi envisager des espaces de parkings mais aussi des commerces ou des équipements de proximité comme des professions médicales libérales ou encore une micro-crèche.

Mathieu Giua