Tours Agglo

Un concert de Cali à 1 000° au Festival des Horizons

Chaude ambiance pour la première soirée du week-end festif de Saint-Avertin.

Sous la menace d'un arrêté préfectoral d'annulation du festival à cause de la canicule, Les Horizons a quand même pu débuter sous un soleil de plomb samedi 29 juin. Plusieurs brumisateurs avaient été installés et la consigne de la Préfète respectée à la lettre : toute personne venant avec un gobelet pouvait se voir offrir le verre d'eau gratuit.

La grande scène accueillait en première partie le groupe Colombien Puerto Candelaria, devant un public clairsemé et c'est bien dommage compte tenu de la qualité de ces 6 musiciens, qui pendant plus d'une 1h30, sous des rythmes endiablés nous ont entraîné dans leur univers de la musique traditionnelle colombienne, allant de la Cumbia, aux rythmes de jazz, en passant par le rock, y compris le répertoire d'Édith Piaf.

La fraîcheur - toute relative - revenant sur la plaine du château de Cangé, le public s'est un peu amassé devant la grande scène pour accueillir la vedette de la soirée : Cali.

Comme à son habitude, son entrée sur scène présageait un grand moment scénique et le public ne fut pas déçu. Pendant presque 2h, Cali, accompagné de son pianiste Augustin Charnet va se livrer à une performance scénique avec ses traditionnels bains de foule, en particulier celui ou il se jette sur les bras tendus des spectateurs et va traverser presque la moitié de la prairie pour terminer debout comme s'il marchait sur la foule.

Mais il y a aussi le Cali écorché vif, avec ses tubes en pagaille et ses moments d'émotion où il rend hommage à son grand-père.

En passant par « C'est quand le bonheur » mais aussi « Roberta »... Décidément on ne sort pas indemne de ces concerts qui dégagent une émotion brute qui jaillit de chaque texte.

Roger Pichot

L'événement se poursuit ce dimanche avec Emir Kusturica et le feu d'artifice de clôture. Entrée gratuite.