Tours Agglo

La gestion des déchets ne fait pas l'unanimité

Des grosses divergences entre la Région et la Métropole

 

Le débat autour du schéma régional d'aménagement de développement durable et d'égalité des territoires (Sraddet) aura été un gros morceau du Conseil de la Métropole ce lundi soir. Au cours d'un long débat et de longues discussions, la question de gestion et de valorisation des déchets aura notamment mis à jour des visions contraires entre la Région et la Métropole mais aussi entre le vice-président chargé de la question, Jean-Luc Galliot et l'élu écologiste Emmanuel Denis.

Entre la Région et la Métropole c'est "je t'aime moi non plus". Et la question de gestion de valorisation des déchets en est le plus bel exemple. Depuis plusieurs mois Jean-Luc Galliot ne cache pas son mécontentement face aux orientations privilégiées par la Région : aucun nouveau projet d'usine de méthanisation ou d'incinération afin de privilégier la réduction des déchets à la source.

"Cela veut dire que nous devrons amener nos déchets par camion sur Chartres ou Le Mans, cela n'a pas de sens" pour JL Galliot. "Ce plan nous met dans l'impasse et il y a un problème d'égalité territoriale. Nous avons 70 000 tonnes de déchets par an alors qu'on a baissé de 15 000 tonnes déjà, il faut me dire comment on fait dans ce cas pour tomber à zéro ?"

Autre soucis pointé par par Jean-Luc Galliot : l'augmentation du coût de gestion des déchets, l'enfouissement étant interdit à partir de 2025, pour l'élu métropolitain : "Cela va coûter 10 millions supplémentaires dont 3 millions d'euros d'augmentation de taxe".

Pas de quoi convaincre l'élu écologiste Emmanuel Denis, pour qui : « On a un vrai défi, celui de réduire les déchets. Nous n'avons pas beaucoup de solutions en face de nous et le tri mécanique biologique (ndlr :le procédé retenu pour l'usine de méthanisation) n'est pas la solution."

"Il faut réfléchir de nouveau à ce sujet avec peut être des scenarios mixtes. L'alternative à la source compliquée mais certains ont réussi à le faire." a-t-il poursuivi, tandis que Jean-Luc Galliot notait de son côté les efforts déjà réalisés, comme le fait que 52% des déchets sont aujourd'hui recyclés dans la métropole contre 45% au niveau national.

Mathieu Giua