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Quartiers de reconquête républicaine : Un peu plus que de simples renforts policiers.

La Rabière, le Sanitas et la Rabaterie sont concernés.

 

Les quartiers de la Rabière à Joué-lès-Tours, du Sanitas à Tours et de La Rabaterie à Saint-Pierre-des-Corps vont entrer dans le dispositif de "quartiers de reconquête républicaine". Un dispositif né l'an passé et élargi cette année à 17 nouvelles zones en France, dont les trois quartiers de l'agglomération tourangelle pour lesquels une candidature commune avait été posée.

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Les maires des trois communes, Frédéric Augis (Joué-lès-Tours), Christophe Bouchet (Tours) et Marie-France Beaufils (Saint-Pierre-des-Corps) se montraient satisfaits de l'intégration des quartiers dans le dispositif, "d'autant plus que l'on ne nous attendait pas sur ce dossier que nous avons préparé en un mois-et-demi" explique Frédéric Augis.

Trois quartiers aux profils semblables, "des quartiers prioritaires où il y a des phénomènes de bandes" pour la Préfète d'Indre-et-Loire, "souffrant de multiples trafics" pour Christophe Bouchet. "Ces quartiers sont ce que j'appelle des zones grises, il y a eu un abandon progressif. On est à la fois sur des problématiques locales mais avec une action qui ne peut être que nationale" poursuit ce dernier. "C'était important de porter une candidature unitaire parce qu'il y a des intéractions entre les trois quartiers."

Annoncée vendredi, l'entrée dans ce dispositif doit se faire dans l'année. Pour l'heure beaucoup de choses restent à définir. Pour Corinne Orchezowki, la Préfète d'Indre-et-Loire qui a défendu la candidature commune, "il s'agit de modifier nos pratiques dans ces quartiers. Les "QRR" s'inscrivent dans le dispositif de police de sécurité du quotidien". Principale mesure de ce label, l'arrivée de renforts policiers dédiés, on parle de 15 à 30 personnes pour chaque quartier. Un renfort policier afin de mener un travail de proximité comprend-on. "On va vu que quand il y une présence policière cela changeait les choses" pour la Préfète d'Indre-et-Loire.

Des renforts policiers qui ne suffiront pas à eux seuls. "Ce n'est pas la solution à tous les problèmes mais c'est un levier parmi d'autres, pour le Sanitas nous allons aussi mener un travail de requalification avec l'ANRU en parrallèle explique Christophe Bouchet.

De son côté Frédéric Augis soulignait l'autre aspect de ce dispositif, à savoir des subventions supplémentaires pour la politique de la ville. "Il faut flécher avec des appels à projets et des contrats d'objectifs à destination de la jeunesse et du monde associatif." Et le maire de Joué-lès-Tours d'évoquer un travail à faire au niveau de la Métropole, qui gère justement la Politique de la Ville. "Si nous voulons que cela marche, il faudra aussi travailler sur les autres quartiers de l'agglomération, notamment à partir des projets associatifs".

MG