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Fermeture de Sandvik à Fondettes : le gouvernement promet de suivre le dossier

Et d'aider à la recherche d'un repreneur.

Une semaine après l'annonce brutale de la fermeture de l'usine Sandvik de Fondettes entraînant 161 suppressions de postes, un délégué du personnel et plusieurs élus tourangeaux étaient reçus au ministère de l'économie et des finances à Paris ce mardi 30 octobre, en présence de la nouvelle secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher, un signe "plutôt positif" de l'intérêt du gouvernement pour le dossier selon le maire LR de Fondettes Cédric de Oliveira.

Cela dit, cette réunion était plus une prise de contact qu'autre chose. "Le ministère assure qu'ils nous épauleront pour la recherche d'un repreneur" explique Cédric de Oliveira, qui espère bien faire comprendre au groupe suédois sous-traitant pour l'automobile et l'aéronautique qu'il doit proposer un plan social exemplaire et tout faire pour assurer la reprise du site avec ses salariés et ses machines car plus de 4 millions d'euros d'aides publiques lui ont été versées ces dernières années (1,1 million par l'agglomération à l'ouverture de son centre de recherche en 2005, 1 autre million pour l'achat de machines par la Région et le Département et 2,2 millions par l'Université).

"J'estime que vu l'engagement des collectivités, Sandvik doit tout faire pour rattraper le coup. Les salariés ont un vrai savoir-faire, je ne comprendrais pas qu'ils partent comme si de rien n'était alors que beaucoup ont plus de 25 années d'ancienneté. Sandvik n'a pas de problèmes financiers, sa marge augmente de 18%, elle s'autofinance bien, rien ne justifie la fermeture de Fondettes" poursuit le maire de la commune qui se dit attentif à l'ouverture des négociations entre la direction et le personnel ce mardi.

De son côté, la préfète d'Indre-et-Loire nous assurait vendredi que le groupe envisageait de laisser des machines sur le site, ce qui pourrait faciliter l'engagement d'un repreneur : "la logique veut qu'une autre société reprenne le site, les salariés et les machines" abonde Cédric de Oliveira qui assure que d'autres rendez-vous auront lieu "en temps voulu" avec le gouvernement.

Olivier Collet