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Elue séquestrée à St-Pierre-des-Corps : le procès renvoyé à fin septembre

Décision du tribunal de Tours ce jeudi.

Quelques jours seulement après la révélation de l'affaire, le tribunal de Tours examinait ce jeudi 2 août le dossier concernant la plainte pour enlèvement et séquestration de Mounia Haddad. Elue au conseil municipal de St-Pierre-des-Corps et au Conseil Départemental d'Indre-et-Loire, la jeune femme de 29 ans dit avoir été enlevée puis retenue par des membres de sa famille les 18 et 19 juillet.

Emmenée depuis le domicile de son petit ami dans le Sud de la France, elle aurait ensuite été accompagnée de force jusqu'en Touraine où la police l'a retrouvée lors d'une inspection de l'appartement familial. Une opération menée après une rixe en pleine rue entre sa famille et celle de son compagnon.

A l'origine de cette affaire, il pourrait y avoir un conflit familial : l'histoire d'amour entre la professionnelle de santé et son fiancé n'étant semble-t-il pas acceptée par ses proches. On évoque même une tentative d'organiser un mariage forcé avec un autre homme en Algérie.

Dans ce dossier, le père, le frère et deux oncles de Mounia Haddad sont poursuivis, 3 pour enlèvement et séquestration, et le frère pour menaces de mort écrites. Ils risquent entre trois et cinq ans de prison mais le fond du dossier devra attendre le 27 septembre pour être étudié. Ainsi en a décidé le tribunal tourangeau ce jeudi suite à une demande des avocats de la défense.

La justice a estimé qu'il fallait du temps pour pouvoir potentiellement entendre des témoins, elle espère aussi que Mounia Haddad et son compagnon pourront être à l'audience ce qui n'était pas le cas pour cette première comparution. Pendant les prochaines semaines, le contrôle judiciaire des prévnus est maintenu avec notamment interdiction d'entrer en contact avec la jeune femme et son fiancé qui se sont constitués partie civile.