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Découvrez comment la Rabière de Joué-lès-Tours va changer de visage

A partir de 2020, 2 immeubles seront détruits et la place du marché sera réaménagée.

A 2 minutes en tram du cœur de Joué-lès-Tours, la Rabière a commencé à émerger dans les années 60. Déjà en partie retravaillé avec le soutien de l’Etat lors de deux plans de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), le quartier s’apprête à subir un nouveau lifting d’ici 7 ans… Les détails du projet viennent d’être dévoilés par la ville et la bailleur social Val Touraine Habitat.

D’un coût total de 19 millions d’euros, le chantier sera en grande partie à la charge de Val Touraine Habitat, complété par des subventions de la mairie jocondienne (1,2 million d’€), de Tours Métropole (3 millions d’€) et de l’Etat (3 millions d’euros espérés). Si Paris valide le projet comme prévu d’ici la fin de cette année 2018, il faudra réaliser les études réglementaires puis les premiers travaux pourraient débuter en 2020 pour s’achever en 2024-2025 : « pour chaque tranche, on fera des petites actions et des grandes actions » explique Valérie Turot, l’adjointe au maire qui suit ce dossier. En cas de retard de l’accord de l’ANRU, les opérations sont reportées.

Un « corridor vert » du parc au tram

Elaborés « en co-construction avec les habitants », les plans sont déjà bien définis… Deux immeubles seront mis à terre : un Rue Picot, et un autre Rue de Verdun : « on a demandé aux résidents comment ils voyaient leur quartier demain et ils ont demandé quelque chose de plus ouvert et de plus végétal. Sans démolir, c’était compliqué » justifie l’élue. Une fois rayés du paysage, les deux immeubles laisseront donc place à « corridor vert » qui ira du Parc de la Rabière à la station Rotière du tramway…

Mais alors que vont devenir les habitants des 68 appartements de ces deux barres ? Déjà, ceux qui quitteront naturellement leur logement dans les prochains mois Rue Picot ne seront pas remplacés. Ensuite, à partir de 2020 et avant même la démolition, Val Touraine Habitat va construire un immeuble neuf sur l’ilot Gratias, à la lisière de la Rabière. Composé de 40 logements sociaux, il pourra permettre de reloger les personnes actuellement dans les vieux bâtiments, ou en tout cas de maintenir un nombre quasi équivalent de logements sociaux. Côté Rue de Verdun, une autre construction est envisagée, cette fois un immeuble privé d’une vingtaine de logements (car la loi interdit de refaire du HLM après en avoir démoli au même endroit). Ce sera également un bâtiment de 4 étages maximum, et avec des biens proposés en accession à la propriété. Selon la ville, le promoteur sera choisi dans les prochains mois.

Transfert de la crèche Delorme, nouvelles places de parking et street art

Toujours à propos d’immobilier, ce projet de mise à jour de la partie Nord de la Rabière comporte aussi un volet « réhabilitation », avec la rénovation des parties communes de plusieurs bâtiments et même de tout le bâtiment situé aux numéros 34 et 36 de la rue Rotière, afin d’assurer l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite avec un ascenseur, par exemple.

Sur les espaces extérieurs, il faut aussi s’attendre à du changement avec une réorganisation du stationnement en cours d’élaboration (la ville de Joué-lès-Tours promet plus de places qu’aujourd’hui, des « arrêts minute » pour les petites courses, un parking souterrain pour l’Ilot Gratias) et des aménagements pour développer la circulation des vélos et des piétons. De plus, une refonte des espaces verts est à l’ordre du jour avec plus d’aires de jeu.

Même si ce n’est pas pour tout de suite, un équipement de quartier de 400m² « souhaité par les habitants » doit aussi être édifié vers 2023 pour accueillir la crèche vétuste de la Rue Delorme, le point écoute pour les parents et l’Espace Jeunes actuellement installé au chalet (qui sera démoli). En revanche pas de nouveaux commerces ou équipements culturels, mais les espaces libérés pourraient offrir de nouveaux terrains de jeu au festival annuel Les Années Joué chaque 1er week-end de juin.

Le dernier sujet concerne la Place Nelson Mandela, celle où il y a le marché chaque jeudi : « on aurait bien aimé y planter des arbres ou mettre des lampadaires mais les réactions des commerçants ont assez vite été négatives, ils estimaient que cela allait les gêner » note Valérie Turot. La municipalité a donc revu ses plans, elle pense quand même pouvoir apporter un peu plus de couleur à ce grand espace vide avec un peu de végétation et étudie la possibilité de faire appel à des artistes de rue pour peindre le sol. Cela pourrait être fait d’ici 2021.

Olivier Collet

Pour vous informer sur le projet de rénovation de la Rabière, des permanences sont assurées une fois par mois au centre social et il y a les détails sur ce site.