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Budget de la Métropole : l'encadrement par l'Etat passe mal

Le protocole de Cahors agite les grandes collectivités locales depuis plusieurs mois. Ce dispositif voulu par le gouvernement propose d'encadrer les hausses de budget de fonctionnement des collectivités à hauteur maximale de 1,2%.

En clair, avec cet encadrement, l'Etat souhaite que les collectivités territoriales participent à la réduction du déficit public en limitant les hausses de budgets. Et si une collectivité ne respecte pas son encadrement, l'Etat appliquera alors des malus.

Ce nouveau dispositif ne plaît guère aux élus locaux. Au sein du Conseil métropolitain ce lundi soir, si le dispositif fut finalement adopté (23 pour, 18 abstentions, 4 contre), beaucoup ont fait part de leur mécontentement en préambule. "C'est un dispositif qui s'impose à nous, mais si nous ne le signons pas, nous disons au-revoir aux 2,5 millions d'euros de l'Etat" a expliqué Philippe Briand.

Dans les rangs de l'assemblée, plusieurs élus de droite ou de gauche montent au créneau. Certains évoquent un chantage de l'Etat, d'autres une mise sous tutelle... Pour Cédric de Oliveira, vice-président à la Métropole et président des Maires d'Indre-et-Loire : "Recevoir des leçons d'un Etat qui n'a pas voté un budget en équilibre depuis 1974 n'est pas acceptable." Des propos que l'on retrouvera au fil des interventions.

"Je suis très malheureux de voir ce pacte, quand on est passé métropole on a promis à nos agents que la métropolisation se traduirait par de nombreuses créations de postes qui sont nécessaires. Aujourd'hui ce pacte est très violent" dira de son côté Alexandre Chas vice-président en charge des Ressources Humaines.

Et c'est justement ce point qui amène le plus de cripsation. Créée l'an passé, la Métropole subit de plein fouet ce pacte de Cahors alors qu'elle a du absorber de nouvelles compétences et de nouveaux personnels. "A la différence d'autres collectivités, nous sommes en pleine restructuration et nous avons des besoins" dira Philippe Briand. Un pacte validé finalement à contre-coeur.

Mathieu Giua