Tours Agglo

St-Pierre-des-Corps : pourquoi la ville reste à 4,5 jours de classe

C’est la 4ème ville de l’agglo à choisir de conserver l’organisation actuelle.

Chambray-lès-Tours, St Genouph, St Avertin et maintenant St-Pierre-des-Corps... : il y a encore des communes où la réforme Peillon fait des heureux. Ce mardi, la commune dirigée par Marie-France Beaufils (PCF) annonce que les conseillers municipaux ont voté et tranché en commisison générale ce mardi : à la rentrée, les enfants auront toujours classe 4 jours et demi par semaine dans les écoles maternelles et primaires, donc il y aura encore les activités périscolaires et les cours le mercredi matin.

La décision à contre-courant de la tendance nationale et tourangelle (Tours, Joué, Chinon ou La Riche sont repassées à 4 jours comme 90% des municipalités du département), a cependant été prise à une large majorité : deux votes contre et une abstention.

«  c’est bien l’intérêt de l’enfant qui a primé. La concertation menée durant plusieurs mois a permis de recueillir l’avis des acteurs éducatifs et des parents. Des réflexions sont venues dans ses échanges notamment sur les modalités d’organisation des temps éducatifs, la fatigue, le choix des activités… Un travail sera mené en ce sens dans les prochaines semaines avec l’ensemble des partenaires » indique la mairie dans un communiqué.

Joint par Info-Tours.fr, l'élu en charge de l'éducation Jean-Marc Pichon précise : « l’intérêt de l’enfant c’est une phrase bateau quand on y pense mais pour nous c’est important, on s’adapte aux enfants de St-Pierre-des-Corps. Nationalement, les endroits où il y a une volonté plus prononcée de rester à 4,5 jours ce sont dans les zones en REP comme ici. Nous pensons que c’est mieux, plus adapté aux profils des élèves, par exemple dans les activités il y a un certain nombre de choses auxquelles ils n’auraient pas accès sans ce type d’ateliers comme du sport ou du bricolage. Aujourd’hui 78% des maternelles y sont inscrits et 90% en élémentaire. L’étude que nous avons menée avec une enseignante chercheuse montre qu’ils ont une meilleure estime d’eux-mêmes ce qui est bon pour aborder les apprentissages. »

A noter que d’ici fin avril, la ville va poursuivre les discussions en vue d’une légère réorganisation des ateliers. Plusieurs propositions sont en train d’êtres étudiées et analysées selon Jean-Marc Pichon.