Tours Agglo

Une usine totalement rénovée pour Michelin à Joué-lès-Tours

Elle compte 215 salariés et prévoit 110 embauches d'ici 2021.

Cet article est la version courte d'une interview disponible ici en intégralité.

Il y a 4 ans, on apprenait que Michelin Joué-lès-Tours organisait un grand plan social dans son usine avec 700 postes supprimés. Aujourd'hui, le site ne compte plus que 215 salariés mais l'entreprise lui garantit un avenir durable : 22 millions d'euros ont été investis pour le moderniser et 110 embauches sont prévues de 2019 à 2021 afin de remplacer les nombreux départs à la retraite.

Sur 10ha, le site jocondien de Michelin produit aujourd'hui notamment des matériaux de protection des pneus, il forme aussi les ouvriers d'autres usines. Mais les stigmates du plan social sont toujours là...

Pour tenter de redorer son image, la direction rappelle les engagements qu'elle a pris avec l'Etat. Elle avait promis de recréer 806 postes et affirme que cet objectif sera atteint d'ici 3 mois. Elle projette même d'arriver à près de 900 créations d'emplois via des prêts ou des subventions à des sociétés tourangelles. 45 d'entre elles ont été soutenues à ce jour, ce qui a coûté 3,3 millions d'euros à Michelin. Le groupe a au total prévu 4,1 millions d'euros pour son plan et peut donc encore mobiliser 800 000€, ce qu'il fera, nous a-t-il assuré.

L'autre enjeu, c'est la reconversion des terrains inoccupés depuis la destruction des bâtiments que Michelin occupait jusqu'en 2013. Il y a plus de 20 hectares disponibles. Pour l'instant, un seul projet d'installation a vu le jour : la future chaufferie biomasse de Joué-lès-Tours sur moins d'1ha et avec 17 créations d'empois à la clé. Pour le reste, la société a fait une quinzaine de propositions aux élus. L'une d'elles devrait aboutir bientôt avec "des dizaines" de créations d'emplois dans le domaine du bâtiment mais 8 autres ont été refusées. 5 sont en cours d'étude.

Dans l'interview accordée à Info Tours et 37 degrés ce lundi, le directeur de l'usine jocondienne Olivier De Chassey assure ne pas toujours comprendre les arguments des élus et affirme avoir fait sa part du travail. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a des désaccords nets entre les deux partis. Le maire de Joué-lès-Tours Frédéric Augis s'exprimera d'ailleurs en détail sur ces questions ce mercredi sur notre site. Ce dernier était absent de l'inauguration officielle organisée ce 3 octobre. Ce n'était pas le seul. Le préfet a aussi dû renoncer à sa visite. En fait la direction a fermé la cérémonie au public suite au déclenchement d'un mouvement de grève des ouvriers... Les difficultés semblent donc bel et bien perdurer et nous y reviendrons avec les arguments de chacun.

O.C. et M.G.