Politique

Les syndicats appellent à descendre dans la rue mardi 09 octobre

Un premier rendez-vous de l'automne qui pourrait en appeler d'autres...

Ce mardi 09 octobre, les syndicats appellent à une journée de mobilisation interprofessionnelle dans toute la France. A Tours, une manifestation est organisée à 10h, avec comme point de départ la place de la Liberté. Un premier rendez-vous en cet automne qui servira à compter les forces en présence et à donner de l'impulsion au mouvement social espèrent les syndicats. Parmi les revendications : hausse des salaires, défense des services publics, opposition au système de Parcoursup pour les bacheliers.

Depuis l'élection d'Emmanuel Macron en mai 2017, les journées de mobilisation se sont succédées à l'automne de la même année ou encore en ce printemps 2018. A chaque fois, les rassemblements et manifestations ont attiré plusieurs milliers de personnes à Tours. Néanmoins les syndicats ont peiné à dépasser le cercle habituel de mécontents et n'ont pour l'heure par réussi à transformer la colère sourde d'une partie de la population, en mouvement de masse.

Et si les syndicats ne cachent pas avoir subi "plus de défaites que de victoires ces dernières années", ils réaffirment leur importance au quotidien : "Là où on est présents, on voit que l'on peut peser" explique Stéphane Deplobin, le secrétaire départemental de l'UD CGT. "Quand des milliers de personnes descendent dans la rue, c’est parce que les syndicats sont derrière eux" poursuit-il. Et d'expliquer les difficultés parfois à mobiliser : "Les gens n'en peuvent plus mais ont parfois du mal à se mobiliser parce que des pressions peuvent exister aussi".

"Pour la première fois, les représentants syndicaux sont directement visés par le patronat. Il faut avoir beaucoup de courage pour ouvrir une section syndicale aujourd'hui" explique-t-il avec Grégoire Hamelin (FO) et Eric Sionneau (Solidaires). Peser sur les décisions nationales, tel est l'enjeu aujourd'hui face à "une casse sans précédent de notre modèle social".

*On voit que l'objectif est de faire sauter les cadres collectifs, comme le statut de la fonction publique. Ce n'est pas le modèle de société que l'on veut". Les trois syndicats seront une nouvelle fois unis ce mardi dans le cortège pour "remettre en marche la classe ouvrière" et s'opposer à un modèle porté par La République En Marche qui "prône l'individualisme". Face à celui-ci, ils espèrent donc une démonstration collective.