Joué-lès-Tours

A Joué-lès-Tours, un couvre-feu d'un mois pour les moins de 17 ans

Pour éviter des incidents.

Ce week-end, la préfecture d'Indre-et-Loire annonçait l'envoi de renforts de police à Joué-lès-Tours suite à la série d'agressions qui a débuté fin novembre. Au début du mois de novembre, la ville avait également été frappée par une série d'incendies de voitures dans le quartier de la Rabière.

Signe que la tension est toujours palpable dans la deuxième ville d'Indre-et-Loire, la municipalité annonce ce lundi 24 décembre qu'elle met en place un couvre-feu pour les mineurs de moins de 17 ans.

Valable un mois, jusqu'au 24 janvier, la mesure interdit donc aux mineurs de moins de 17 ans de se trouver seuls dehors entre 22h et 6h. S'ils ne sont pas accompagnés d'un adulte, la police municipale ou la police nationale seront habilitées à les raccompagner à leur domicile. Tout le territoire communal n'est pas concerné, il s'agit en priorité des quartiers de la Rabière, du Morier, de la Vallée Violette et  le centre-ville. La mairie indique que l'Etat assure un suivi particulier de la situation dans ces zones.

"Le Maire demande aux familles de veiller à ce que leurs enfants ne soient pas dans la rue pendant la nuit" écrit encore la ville de Joué qui espère ainsi faire diminuer le sentiment d'insécurité et ne pas ternir une image de la ville "qui se dégrade dangereusement".

Joint lundi après-midi, le maire Frédéric Augis explique avoir pris cette décision à la suite de deux nouveaux incendies de voitures à la Rabière dans le week-end, et les suspects seraient des adolescents : "à un moment donné il fallait prendre des mesures. J'avais prévevenu en novembre que je prendrais un arrête de couvre-feu en cas de nouveaux incendies, donc je le fais. C'est un outil de plus, une mesure de sécurité pour la ville mais aussi pour les enfants. Je ne vois ce qu'un mineur fait encore à 1h du matin dehors" explique l'élu Les Républicains.

A noter que la ville va porter plainte pour ces nouveaux incendies, comme elle l'a fait en novembre. Par ailleurs, Frédéric Augis nous signale qu'aucune nouvelle agression de femme en pleine rue n'a été recensée depuis une dizaine de jours.