Joué-lès-Tours

Tupperware : après la fermeture, les engagements pour recréer des emplois

L'entreprise va débloquer une enveloppe d'1,14 million d'euros.

4 mois après la fermeture définitive de l'usine Tupperware de Joué-lès-Tours, désormais en cours de démantèlement, un accord a été trouvé entre la préfecture et l'entreprise américaine pour compenser la perte de 235 emplois sur le territoire tourangeau. Ce contrat est chiffré : 1,14 million d'euros.

Fixé le 8 juin, l'accord, est encore tacite mais pratiquement abouti. Le montant est inférieur aux exigences de la préfecture qui demandait 2 millions d’euros, une somme correspondant à six fois la valeur mensuelle du smic pour chacun des 235 licenciements. Finalement, la somme s'élève à 4,5 fois le smic pour 171 salariés, tenant compte des salariés partis à la retraite dans le cadre du plan social ou de ceux qui ont pu être reclassés.

A (RE)LIRE SUR 37 DEGRES : Tupperware, les dessous d'une fermeture

La convention de revitalisation est imposée par la loi aux entreprises qui procèdent à des licenciements collectifs. La somme versée est négociée avec l’État et destinée à soutenir l’emploi local. Dans le cas présent, la somme pourra être utilisée pendant 3 ans, 4 maximum, sur tout le département d'Indre-et-Loire. La convention prendra fin lorsque l’objectif des 171 créations d’emplois sera atteint.

Comme ce qui se fait actuellement pour Michelin, depuis la suppression de 700 emploi il y a 4 ans, un comité de pilotage se réunira deux fois par an pour encadrer l’utilisation des fonds et sera présidé par la préfète, Corinne Orzechowski qui a mené une bonne partie des négociations avec la société, souvent de manière tendue. L'entreprise avait annoncé l'arrêt de sa production sur le territoire français en octobre 2017 et fermait l'usine jocondienne seulement quatre mois plus tard. La marque estime de son côté que l'accord est juste pour les deux parties.