Joué-lès-Tours

Reprise de Tupperware à Joué : le dialogue reprend

Une réunion a eu lieu à Paris ce lundi.

Un mois et demi après la fermeture de l’usine Tupperware de Joué-lès-Tours (235 salariés), l’avenir des locaux de l’entreprise américaine est toujours en suspens. Pour éviter de subir à nouveau le syndrome Michelin (une grosse partie du site jocondien de l’entreprise est en friche depuis le gros plan social de 2014), les acteurs locaux se mobilisent pour accompagner les négociations avec un repreneur local, un sous-traitant aéronautique. Problème : alors qu’un premier prix de 5,5 millions d’euros avait été envisagé pour la revitalisation des bâtiments, Tupperware a demandé 8 millions dans un second temps, une somme trop élevée pour l’entrepreneur.

Afin d’éviter la fuite de l’industriel qui envisage de reprendre une cinquantaine d’ex salariés de Tupperware dans les deux ans en développant ses activités à Joué-lès-Tours, la préfète d’Indre-et-Loire Corinne Orzechowski et la députée du Sud-Ouest de la Touraine Fabienne Colboc ont participé à une réunion avec la direction de l’entreprise ce lundi au ministère de l’économie, à Paris.

« Le repreneur est pressé »

D’après l’élue de La République En Marche jointe par Info Tours, « ce rendez-vous de 2h a permis de renouer un dialogue. On a dit que c’était dommage de ne pas pouvoir continuer à négocier. »

Si le repreneur n’était pas autour de la table ce 9 avril, il sera en revanche présent jeudi à la préfecture de Tours où une autre réunion est programmée, là encore avec la direction de la firme américaine : « l’idée c’est de ne pas forcer qui que ce soit mais de mettre tout le monde autour de la table et d’aller au bout si c’est possible » note Fabienne Colboc.

Le temps est compté : même si le démantèlement de l’usine va encore prendre plusieurs semaines, « le repreneur est pressé » et s’il ne va pas à Joué il pourrait donc partir ailleurs, et peut-être pas en Indre-et-Loire ce qui serait un mauvais signe industriel pour l’agglomération tourangelle, d’autant que Tupperware ne dit pas si elle a des contacts pour prendre sa suite.

Olivier Collet