Joué-lès-Tours

Tupperware : l'espoir d'une reprise rapide du site s'éloigne

Un mois après la fermeture de l'usine, les négociations avec le potentiel repreneur se sont enlisées.

 

Le 20 octobre 2017, au lendemain de l'annonce de la fermeture du site de Tupperware à Joué-lès-Tours, bien que sonnés par la dure nouvelle de la veille, délégués du personnel et élus locaux, se tournaient déjà vers l'avenir. Cet avenir c'était alors l'espoir d'un repreneur pour le site jocondien avec à la clé le maintien d'une partie des emplois.

Cet espoir, jusqu'au 28 février dernier, le jour même de la fermeture du site, il était pourtant réaliste. Dès les premières semaines qui ont suivi l'annonce de la fermeture, un entrepreneur tourangeau dans le domaine de l'industrie aéronautique, visiblement à l'étroit dans ses locaux actuels, avait en effet fait part de son intérêt pour reprendre le site de Joué-lès-Tours et avec plusieurs dizaines d'emplois. Un projet qui avait reçu le soutien de tous les élus locaux.

Oui mais alors que les négociations semblaient bien engagées, Tupperware est revenu le mois dernier avec une nouvelle proposition de vente largement supérieure au prix qui avait été initialement débattu. En effet, alors qu'un accord semblait se dessiner autour d'une somme de 5,5 millions d'euros ( dont deux millions d'euros immédiatement plus 350 000 euros par an sur dix ans), l'entreprise américaine exigeait finalement 8 millions d'euros. Un prix trop élevé pour l'industriel tourangeau.

Une situation que la députée du secteur Fabienne Colboc ne comprend pas aujourd'hui : "Je ne comprends pas la stratégie de Tupperware avec cette contre-proposition, alors qu'ils avaient la chance d'avoir un repreneur qui s'est manifesté rapidement et avec qui tout semblait ok ". La députée de La République En Marche qui a suivi le dossier de près, étant notamment à l'initiative de la réunion à Bercy qui a permis la reprise des négociations du PSE en janvier dernier, maintient néanmoins un espoir que les négociations reprennent. "L'Etat ne peut pas faire grand chose aujourd'hui si ce n'est mettre chacun devant ses responsabilités. C'est pourquoi j'ai demandé l'organisation d'une nouvelle réunion début avril entre Tupperware et le potentiel repreneur au Ministère des Finances, en présence de Jean-Pierre Floris, le délégué interministériel aux restructurations d’entreprises". Une réunion à l'issue de laquelle la députée espère que les deux parties trouveront une solution.

Une réunion qu'attendront forcément également les représentants du personnel qui avaient négocié le PSE et qui aujourd'hui se sentent lésés, la reprise du site étant un argument ayant fait pencher les négociations vers un accord. Ces derniers se retrouveront ce matin lors d'un CCE (Comité Central d'Entreprise) où ils ne manqueront pas de demander des explications aux représentants de la direction.

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