Joué-lès-Tours

Joué-lès-Tours : L'opposition inquiète pour les finances mais aussi pour la culture

Elle dénonce des dérives financières.

L’élaboration d’un budget municipal est avant tout une question de choix et d’orientations politiques. Le vote du budget lundi soir au Conseil Municipal de Joué-lès-Tours n'a pas fait exception à la règle. Entre une majorité défendant ses choix d'un côté et une opposition les critiquant de l'autre, ce sont bien deux visions différentes pour la ville qui se sont exprimées.

Pendant 19 ans, la gauche socialiste a eu la charge de gérer la ville de Joué-lès-Tours. Entre 1995 et 2014, la période a été marquée par un fort travail sur la dette de la deuxième commune d'Indre-et-Loire pour arriver en 2014 à un désendettement estimé à 3 ans. Depuis 2014, la droite, conduite par Frédéric Augis est devenue majoritaire avec de nouveaux choix stratégiques et notamment une politique d'investissement volontariste, faisant augmenter de facto la dette de la ville.

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Il n'est donc pas étonnant que les débats de lundi soir ont une nouvelle fois porté essentiellement sur cette fameuse dette municipale qui agite beaucoup d'assemblées locales en Touraine ou ailleurs.

Pour le groupe d'opposition « La Ville au coeur » (issu de la liste socialiste de 2014), deux problèmes se posent essentiellement : d'un côté l'augmentation de la dette donc (et notamment un passage de la capacité de désendettement de 3 à 5 ans) et dans le même temps une « détérioration de l'autofinancement ». Et par la voix de Francis Gérard, le goupe d'opposition de citer plusieurs exemples de ces « dérives » : les acquisitions foncières (dénoncées depuis plusieurs années), le maintien de la piscine Jean Bouin encore un an ou encore l'augmentation du nombre de personnel municipal (et notamment au sein de la Police Municipale) depuis 2014...

Des augmentations que l'opposition met aujourd'hui en comparaison à la baisse de la part allouée à la culture dans le budget 2018. « Vous sacrifiez la culture qui est amputée de plus de 400 000 euros de budget. »

« Un choix politique clair d'une municipalité de droite » pour Francis Gérard.