Joué-lès-Tours

Tupperware : une fermeture attendue

L'usine jocondienne ferme ses portes définitivement mercredi soir

L'issue est connue : mercredi 28 février, l'usine Tupperware de Joué-lès-Tours, la seule du groupe américain située en France, fermera définitivement ses portes, laissant sur le carreau 235 employés. Un traumatisme pour la ville de Joué-lès-Tours qui va perdre là un symbole et un site industriel implanté sur son territoire depuis 1973.

Sur place, depuis l'accord sur les conditions du PSE (Plan de Sauegarde de l'Emploi) fin janvier, les salariés prennent leur mal en patience. Au sein d'une usine tournant au ralenti, tous attendent depuis un mois la date fatidique. Certains ont d'ailleurs entamé leurs formations prévues dans le PSE tandis que plusieurs entreprises du département (Michelin, Mecachrome, Hutchinson...) ont présenté (ou accueilli) des salariés Tupperware pour leur montrer leurs activités et leurs éventuels besoins en main d'oeuvre. Des rencontres initiées par le cabinet Altedia, mandaté pour assurer la transition du PSE pour les salariés.

Rappelons que l'accord du PSE permet aux salariés de partir avec 1 à 3 ans de prime supra-légale selon l’ancienneté dans l’entreprise, de toucher entre 12 et 18 mois de salaire selon leur âge. Enfin Altedia devra proposer à chaque salarié 4 offres d’emploi dans l’année avec 80% minimum de leur salaire actuel et ce dans un rayon de 40 km autour de leur domicile.

Une reprise partielle de l'activité logistique

Mercredi, ce sera donc la fin de Tupperware à Joué-lès-Tours. Enfin presque, Tupperware ayant annoncé le mois dernier, maintenir une activité logistique sur son site jocondien. Une activité pour laquelle 12 emplois seraient sauvés mais pour lesquels Tupperware a du mal à trouver des volontaires parmi les 235 employés. Malgré des garanties négociées par les syndicats (certitude d'entrer dans le PSE si l'activité qui devrait être reprise par un prestataire s'arrête dans les 5 ans), seuls 5 postes seraient aujourd'hui pourvus sur les 12. « Le problème c'est que les gens n'ont plus confiance dans l'entreprise. explique Jean-Yves Bauche, délégué du personnel CGT. « Un ressort est cassé et beaucoup n'ont qu'une envie, celle de tourner la page ».

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