Joué-lès-Tours

Lac des Bretonnières : le projet de restaurant avorté

Un projet qui était dans les cartons depuis deux ans

C'est un dossier qui traîne depuis deux ans maintenant à Joué-lès-Tours : le projet de restaurant sur les bords du lac des Bretonnières a été définitivement abandonné. La suite d'une longue période d'incertitudes autour d'un projet que beaucoup voyaient pourtant d'un bon oeil.

Au cours d'un point presse sur le sujet ce jeudi, c'est Bernard Sol, adjoint à l'urbanisme qui a annoncé la fin du projet en cours, tout en rappelant les grandes étapes.

Au départ c'était une bonne idée, venue de deux restaurateurs tourangeaux, Bertrand Chopier (ancien restaurateur et buraliste) et Patrick Chesnoy (restaurateur dans le Vieux-Tours), celle de faire un restaurant sur les bords du Lac des Bretonnières. Une idée jugée alors séduisante par la Municipalité qui fit adopter rapidement plusieurs délibérations en Conseil Municipal pour faire avancer le projet (déclassement de la parcelle, bail à construction...). Nous sommes alors mi-2016 et les choses semblent avancer vite pour faire sortir de terre un restaurant-brasserie de 200 tables environ, sur les hauts du lac des Bretonnières côté Est. Un projet vu comme une belle opportunité de mise en avant du site par la ville.

 

Le restaurant envisagé © (Document Atelier bd architectes)

 

Oui mais dans le même temps, les deux porteurs du projet s'étaient engagés à obtenir le permis de construire (validé par la Mairie en septembre 2016) mais aussi les financements nécessaires. Et c'est là que tout s'est enlisé d'après Bernard Sol, les porteurs du projet ne réussissant pas à obtenir les prêts des banques, mais aussi peinant à donner des nouvelles, explique l'élu à l'urbanisme qui ajoute que son collègue au commerce Christian Brault (par ailleurs vice-président de la CCI) a interpellé jusqu'à la Préfecture pour aider les deux entrepreneurs.

Un premier problème suivi d'un second, le bail à construction signé ne préserverait pas les intérêts de la ville. En clair, dans ce texte, rien n'obligeait les deux porteurs de projet à garder le cadre de la restauration, une fois ouverts, clause voulue par la ville. Une problématique pour la ville qui propose alors finalement une vente du terrain aux restaurateurs pour la somme de 235 000 euros. De quoi permettre à la Mairie en cas de vente, de faire valoir son droit de préemption et donc garantir sa volonté. Pas de quoi contenter les deux restaurateurs qui s'estimant lésés et ont fait valoir début janvier par lettre d'avocat une demande de dédommagements à la ville.

En revanche, de quoi définitivement enterrer l'idée d'un restaurant aux Bretonnières, la ville ne souhaitant plus donner suite au projet dans ces conditions explique Bernard Sol, échaudé par cette histoire et qui ne se dit pas prêt non plus à favoriser aujourd'hui d'autres projets aux Bretonnières. Dommage.