Joué-lès-Tours

Contrats de Ville : Mohamed Moulay dénonce les coupes budgétaires

Le vice-président de la région et élu de Joué-lès-Tours réagit à un décret gouvernemental.

Communiqué de presse :

Le « programme 147 » de la politique de la ville sera amputé de 46,5 millions d’euros, soit plus de 11 % du budget total ! Merci pour les 5 millions d'habitants des quartiers populaires

Un décret daté du 20 juillet 2017 décide d'une annulation de 46,5 millions d'euros de crédits d'Etat destinés aux Contrats de Ville 2017.

Notre pays est confronté à des disparités territoriales très marquées, avec certains quartiers frappés par la précarité, le mal logement, le chômage, l'échec scolaire, comme l'attestent nombreux indicateurs (INSEE, CAF...).

Or le gouvernement annule 46,5 millions dédiés initialement aux quartiers. Comme la baisse des APL, cette décision est injuste, incompréhensible, brutale, dans le contexte social difficile et dangereuse car elle met en péril l'avenir de la politique de la ville.

Cette politique restrictive menée par le gouvernement sur les quartiers Politique de la Ville est de mauvais augure pour l'aboutissement des Contrats de Ville et des nombreuses actions portées par les acteurs intervenant dans les quartiers.

Faut-il y voir les prémices d'un désengagement de l'Etat sur les crédits consacrés à la Politique de la Ville ?

Le sujet est sensible. La crise actuelle accroît le décrochage des territoires les plus précarisés. Depuis de nombreuses années, les élus locaux aidés par les collectivités locales (Régions, Départements...) ont mis en place dans leurs territoires des projets ambitieux et de proximité.

Les quartiers en difficulté ont encore besoin que les actions engagées en matière de développement économique, d'emploi, du soutien au logement, d'accompagnement social, éducatif, de soutien au tissu associatif, soient consolidées et que des projets nouveaux soient conduits ou reconduits pour lutter contre les injustices territoriales, sociales, le chômage, améliorer le cadre de vie des habitants, réduire l'échec scolaire...

Le président de la République et le gouvernement doivent prendre davantage en compte les attentes des habitants des quartiers et des associations, là où les difficultés sont les plus criantes.

Les milliers de professionnels intervenants dans les quartiers politique de la ville et les élus locaux ont besoin d'un climat de confiance et d'un véritable contrat avec l'Etat : nous en sommes loin !