Indre-et-Loire

Amboise ville morte pour la visite du président : on en parle jusqu’au Sénat

Le ministre de l’intérieur a dû justifier le dispositif du 2 mai.

Jeudi 2 mai, le chef de l’Etat Emmanuel Macron et le président italien Sergio Mattarella ont passé environ 4h à Amboise pour célébrer le 500ème anniversaire de la mort de Léonard de Vinci et lancer les festivités des 500 ans de la Renaissance prévues pour durer de longs mois dans tout le Val de Loire. Ça c’était pour les belles images diplomatiques, histoire de montrer que la France et l’Italien étaient unies malgré des brouilles entre gouvernements. Mais ce sommet franco-italien s’est aussi accompagné d’une sécurité hors normes…

Dès la semaine dernière, nous avons évoqué le dispositif extraordinaire déployé dans la ville : interdictions de stationner et de circuler, y compris pour les piétons non accrédités. Résultat : pendant que les présidents étaient au Château Royal et au Clos-Lucé la ville était toute morte…

Ce constat n’a pas échappé à l’un des trois sénateurs d’Indre-et-Loire Serge Babary qui a voulu interpeller directement le ministre de l’intérieur lors des questions au gouvernement ce mardi 7 mai au Sénat. Il a dénoncé « une tornade sécuritaire » dans la commune de 13 000 habitants : « cette ville très active s’est retrouvée bouclée et désertée. Une ville fantôme avec une ambiance aussi impressionnante que ridicule » a déploré l’élu LR, par ailleurs ancien maire de Tours.

« Il y a des questions à se poser sur les rapports entre le président et le peuple. Le traitement de la sécurité par le vide est-il vraiment nécessaire ? » a interrogé Serge Babary. Réponse de Christophe Castaner : oui, car quelques jours avant 4 personnes ont été interpellées à cause de suspicion d’attentat dirigé vers l’Elysée et son service de sécurité. Le ministre de l’intérieur a d’ailleurs indiqué qu’une nouvelle interpellation a eu lieu ce mardi. « Quand il s’agit de célébrer un moment aussi important et assurer la sécurité des présidents au meilleur niveau il faut prendre toutes les dispositions nécessaires » a noté le membre du gouvernement.