Indre-et-Loire

Les services à la personne vont beaucoup recruter en Centre-Val de Loire

8 000 emplois supplémentaires d'ici 2030.

Garde d'enfants, ménage, aide aux personnes âgées... Les services à la personne c'est l'un des secteurs qui recrute le plus en ce moment (avec l'hôiellerie-restauration ou les emplois agricoles saisonniers). Cela représente 14 700 équivalent temps plein dans notre région, chiffre en hausse, et ce n'est pas prêt de s'arrêter. L'INSEE vient de publier une étude sur le sujet en Centre-Val de Loire et selon l'institut national de la statistique, pas moins de 8 000 postes à temps plein supplémentaires seront nécessaires d'ici 2030 pour les 6 départements.

Sachant que l'Indre-et-Loire est déjà un département où le nombre de demandes est élevé (plus de 15% des foyers en formulent, record régional), il est particulièrement concerné par cette question.

La région Centre-Val de Loire compte actuellement un peu plus de 2,3 millions d'habitant.e.s. 160 000 ménages ont recours à des services à la personne, en grande majorité des personnes âgées (60%, 96 500 ménages) ou des familles avec enfants (20%, 32 000 ménages). Souvent des personnes aisées car "les familles, monoparentales ou nombreuses, ou les personnes âgées à faible revenu ont un accès limité à ces services, malgré l’existence d’un besoin et de dispositifs d’aide publique (crédit d'impôt)" note l'INSEE dès le 1er paragraphe de son étude. Ainsi, moins de 2% des ménages les plus pauvres recrutent du personnel, contre 71% des couples aisés avec au moins 3 enfants et 46% des familles monoparentales.

Dans les 11 prochaines années, l'équipe qui a mené cette enquête estime que 200 000 ménages ligériens auront besoin d'employer du monde pour les soutenir dans le quotidien en raison notamment du vieillissement de la population (un quart des habitant.e.s du Centre-Val de Loire aura plus de 65 ans). Problème, dans la même période, un tiers des personnes qui exercent ce type de missions vont partir en retraite. Comme le secteur a déjà du mal à recruter (conditions de travail difficiles, salaires bas...), ses difficultés risquent donc d'augmenter. "L’enjeu est de recruter etformer des salariés à temps partiel (710heures par an en moyenne aujourd’hui) ou de développer letemps complet" résume l'INSEE, sous peine de missions non réalisées et de foyers en difficulté (les retraités non autonomes).