Indre-et-Loire

Qui fume ? A quel âge ? Combien de clopes ? Les chiffres du tabac en Centre-Val de Loire

La région compte 500 000 fumeuses et fumeurs.

Ce mardi, l’Agence Régionale de Santé publie un portrait robot du tabagisme en France, et en Centre-Val de Loire. Ce rapport a pour objectif de connaître le nombre de personnes accros à la cigarette, et de faire le point sur les actions de prévention comme le Mois sans Tabac organisé en novembre pour encourager fumeuses et fumeurs à ranger leur briquet pendant 30 jours... et plus si affinités. Au final, les médecins espèrent créer une génération d’adultes non fumeurs à l’horizon 2032, donc dans moins de 15 ans.

Il y a du travail : en 2017, 500 000 personnes fumaient tous les jours en Centre-Val de Loire, soit 28% de la population, une proportion comparable à la moyenne nationale. On monte même à 31% en comptant les fumeurs occasionnels.

Moins de fumeurs entre 2016 et 2017

Inférieures à des régions comme les Hauts de France, l’Occitanie et le Grand Est, ces données sont néanmoins largement supérieures au pourcentage de fumeurs de la région parisienne (21% au quotidien). Cela dit, et c’est intéressant, le groupe d’addicts à la clope se réduit : 6 points en moins en un an, il revient quasiment au niveau de 2005 après une forte augmentation. Sûrement la cause de la hausse des prix et des campagnes de communication anti-tabac.

Entrons dans le détail... En moyenne, les fumeuses et fumeurs quotidiens grillent 12,7 cigarettes en 24h. 2 personnes sur 3 sont à plus de dix cigarettes sur la journée. A 17 ans, 24,5% des jeunes de notre région sont déjà adeptes du tabac quotidien, malgré une interdiction de vente. 5% des ados fument même au moins 10 cigarettes chaque jour. On relève plus de fumeurs (31,4%) que de fumeuses (26,7%).

Beaucoup de fumeuses au 3ème trimestre de grossesse

Autre chose : il existe des disparités selon les diplômes... 30,8% des habitant(e)s de la région qui ont un niveau d’étude inférieur au bac fument tous les jours, contre 17,4% des personnes avec une qualification supérieure au bac. A ce stade, 49% des personnes n’ont jamais fumé contre 32% des personnes sans bac.

En termes de santé, le nombre de ligériennes qui fument encore au troisième trimestre de leur grossesse est nettement supérieur à la moyenne nationale (21,9%, 11% en Île-de-France). Le taux de cancers du poumon régional est inférieur à la moyenne du pays mais la mortalité liée à cette maladie et aux autres pathologies du tabac est bien plus élevée dans des départements comme le Cher que dans des territoires comme l’Indre-et-Loire.

Selon l’Agence Régionale de Santé, plus de la moitié des fumeuses et fumeurs quotidiens ont envie d’arrêter en Centre-Val de Loire, mais les hommes sont plus nombreux que les femmes à envisager sérieusement de ne plus se rendre au tabac dans les 6 mois. Une personne interrogée sur 4 a réellement fait une tentative dans l’année 2017. Un tiers des habitants de la région a testé la cigarette électornique mais seule une toute petite partie d’entre eux (2%) ont adopté ce substitut à la clope « classique » au quotidien.