Indre-et-Loire

[#MIAM] Couleurs et saveurs d’automne à Amboise

On a testé Les Arpents.

Quand on s’y prend tard, ce n’est pas simple de trouver une table libre dans un bon restau de l’agglo tourangelle le samedi soir. Pas grave, suivons la Loire et allons voir ce qu’il se passe un peu en amont, vers Amboise. Bien rempli lui aussi, Les Arpents nous accueille Rue d’Orange. Grand hall d’entrée rempli de bouteilles de vin et agrémenté de fauteuils confortables, il s’ouvre sur une salle haute mais à l’acoustique maîtrisée avec poutres apparentes et œuvres d’art sur les murs. Un mix entre tradition et esprit contemporain, pour un cadre lumineux et engageant.

Prenons donc la carte avec son menu à 32€ (entrée-plat-dessert) ou la tentation du repas en 5 services avec recettes surprises pour 46€. Option 1 de notre côté avec le chou-fleur en texture, sésame et nuage de lait Ribot (babeurre). Le service est forcément un peu long pour cause de grosse affluence (on nous avait prévenu dès le coup de téléphone inaugural) mais une fois sur la table l’assiette tant désirée se laisse encore admirer quelques instants avant d’être dévorée car elle est toute colorée, généreuse en couleurs.

Au goût pas de fausse note : le chou-fleur n’est pas trop croquant, bien mis en valeur par le lait Ribot qui lui apporte de la douceur. Une entrée de saison comme on les aime. En face de nous, bons points également pour les légumes de saison avec bouffi (hareng) fumé.

On poursuit avec le magret de canard, butternut et courge spaghetti, jus corsé à l’orange. Malgré une garniture qui manque de générosité (on avait vraiment faim !), on craque pour ce plat où la viande rosée est cuite à la perfection, les légumes sont fondants et goutus, la sauce amène juste ce qu’il faut d’acidité… Le pain – également très bon – est indispensable pour ne pas en perdre la moindre goutte. Moins de passion en revanche pour le veau confit, même si notre accompagnatrice qui l’avait commandé (et qui nous a donc permis d’y glisser notre fourchette) n’a pas du tout été déçue).

Avant de commander le dessert, on termine notre verre de valençay judicieusement choisi et on remarque une chose : pas de sel ni de poivre sur la table. Ce n’est pas un manque, les assaisonnements étaient maîtrisés.

Avant de partir, prenons donc un dessert : la tarte au citron avait l’air très belle mais la déclinaison de vacherin chocolat-cassis semblait plus tentante. Pas de déception : les plaques de chocolat noir qui décorent l’assiette sont excellentes, la meringue à une texture un peu inattendue mais croustille tout comme il faut et le sorbet cassis permet de terminer ce repas sur une note légère et fruitée.