Indre-et-Loire

Fermetures de formations AFPA : la mobilisation s'organise

Le site de Veigné est concerné.

En fin de semaine dernière, on apprenait le grand plan d'économies national de l'organisme de formation AFPA (1 500 postes supprimés) et ses conséquences en Centre-Val de Loire, à savoir 5 fermetures de sites dont celui de Veigné en Touraine.

Agacé dès le premier jour par cette annonce, le président du Conseil Régional François Bonneau sollicite désormais un entretien "en urgence" avec la ministre du travail Muriel Pénicaud. Dans une lettre ouverte rendue publique ce lundi il estime que "cette fermeture conduirait à une diminution totale dès 2019 de près de 500 places proposées aux demandeurs d'emploi désireux de se former sur les 1 600 places proposées par la Région en 2018."

La plus grosse part serait supportée par Veigné avec 273 places perdues d'après les calculs de l'élu qui s'interroge : "dès 2018 la Région a accru l'offre de formation professionnelle et l'AFPA aurait pu accroître son volume d'intervention. Pourquoi a-t-elle renoncé ? Pourquoi l'AFPA ne s'est pas positionnée sur deux consultations par marchés en Indre-et-Loire et dans le Loir-et-Cher ? Alors que pour 2019 nous devons lancer des commandes de formations correspondant à plus de 7 000 formations supplémentaires, le risque serait majeur de ne pas trouver d'organisme capable de mettre en oeuvre ces formations."

Le groupement d'employeurs Geiq BTP37 fait lui aussi part de ses craintes évoquant un "désastre" : "les candidats recrutés sont rarement titulaires du permis mais le centre de Veigné est accessible par les transports en commun. Comment allons-nous les envoyer à 100, 200kms voire plus ? Notre structure associative ne pourra pas se permettre des charges supplémentaires !" écrit Yannick Savary, le président de la structure qui demande  être reçu par les politiques pour préparer ce bouleversement.

Rappelons qu'actuellement, au niveau national, l'AFPA - spécialisée dans la formation des adultes - emploie 8 000 personnes. L'agence publique en proie à d'importantes difficultés (70 millions d'euros de déficit cette année, 10% de son chiffre d'affaire) va conserver 168 sites sur 206 pour se redresser notamment via la dématérialisation de formations, un dispositif déjà testé en Touraine il y a quelques temps avec la création d'un MOOC vidéo pour former tout le monde à la cuisine.