Indre-et-Loire

Ce qu’on a aimé (ou moins aimé) pendant Terres du Son ce week-end

Le festival s’est achevé dimanche soir au Domaine de Candé, à Monts.

Les yeux piquent encore un peu en ce lundi matin, mais le Soleil est toujours là… Le même qui a brillé et chauffé Terres du Son pendant 3 jours. Selon les organisateurs du festival, 35 000 personnes sont venues danser, manger, buller, jouer ou assister à des conférences. C’est l’heure du bilan, voici le nôtre.

 

On a aimé… la détermination de Revivor qui a ouvert les hostilités vendredi avec un live en plein match de foot entre la France et l’Uruguay, quand c’était encore bien calme devant les scènes. Un moment particulier que le groupe nous a raconté sur 37 degrés. Un coucou tout particulier aux Drafts qui ont assuré dans les mêmes conditions au village gratuit.

 

On a aimé… les bénévoles et leur organisation bien huilée. Habillés de vert, ils étaient notamment très présents pour nettoyer le site en permanence afin de le rendre très vite très propre et diminuer l’impact environnemental de Terres du Son. Pour cela, l’équipe de l’ASSO est d’ailleurs accompagnée des association Zéro Déchet Touraine et Tri 37 qui proposaient aussi des activités aux festivaliers sur le village.

A VOIR AUSSI : Notre reportage sonore avec les bénévoles pour 37 degrés

 

On a aimé… la vue sur la Vallée de l’Indre depuis les abords du Château de Candé, toujours Wahou !

 

On a moins aimé… les artistes qui se plantent sur le nom du festival. Non, ce n’est pas « Terres de Son » comme on l’entend au moins une à deux fois par an. Cette année encore ça n’a pas loupé… Et pourtant c’est écrit partout.

On a aimé… La Charcut’ Live, le blind test le plus déjanté de la Touraine et de la terre entière dimanche avec son live band pour interpréter les morceaux et 4 équipes qui se disputent la victoire en essayant de les reconnaître. On a aussi adoré les petits autocollants qui traînaient du côté de la caravane de la Charcuterie Musicale sur le chemin, avec des messages tendancieux mais tellement drôles, et on vous en parle ici.

 

On a aimé… le concert de Gaël Faye vendredi : une grande claque avec un artiste qui donne tout, et dont les textes sont brillants.

 

On aurait aimé… un deuxième restau sur la prairie des grandes scènes. Il y en avait un l’an dernier du côté de Propul’son, il a disparu et c’est dommage car ça permettrait de dynamiser cet espace dédié aux artistes émergents.

On a aimé… l’énergie complètement dingue des Sud-Africains de BCUC dimanche, pour nous le concert le plus dansant de tout le week-end, avec des rythmes qui te font instantanément décoller du sol et t’emmènent loin, loin, loin…

(c) Claire Vinson

 

 

On aurait aimé… qu’il y ait encore plus de place laissée aux bières locales et artisanales et qu'elles soient encore plus mises en avant.

 

On a aimé… le ping-pong franco-belge entre Roméo Elvis – supporter des Diables Rouge – et son public bien français samedi soir, pendant tout le concert. Bon enfant. Voici les photos du concert par Laurent Depeigne...

 

On a pas du tout aimé… les conditions imposées aux photographes pour certains concerts. De plus en plus souvent, les productions des artistes exigent non seulement de valider les clichés, voire le contenu éditorial avant leur diffusion et demandent même parfois de pouvoir les réutiliser sans rémunération. Nous estimons que ces pratiques sont abusives voire contraires à la liberté de la presse et avons donc décidé de ne pas couvrir ces concerts. C’est pour cela que vous ne verrez pas de photos de Calypso Rose, de Django Django ou de BCUC dans nos comptes rendus. Un phénomène qui ne touche pas que Terres du Son mais qui devient vraiment problématique pour notre travail.

Bon, on a quand même fait des clichés depuis le public pendant Calypso Rose... parce qu'il y a du beau monde :

 

On a aimé… la festivalière qui a vraiment cru qu’on allait échanger nos frites contre son sandwich.

On a aimé… la déco de cette édition 2018, réalisé avec un ITEP, un IME et de jeunes pousses de la région. Ça a donné de jolies structures en bois à base de matériaux de récup’, dans lesquelles on pouvait se poser tranquillement pour profiter d’un autre angle de vue sur le festival (plus d'infos dans cet article).

 

On a adoré… les sacs à dos dédiés aux festivaliers sourds et malentendants. En les mettant, ils peuvent ressentir le concert grâce à des vibrations, un dispositif qui vient en complément des colonnes vibrantes comme celle posée sous le Chapitô. D’excellents dispositifs pour rendre la musique accessible à tous.

 

 

On a aimé… le public resté jusqu’au bout avec nous pour la dernière danse avec Meute, sur la scène Ginkgo. Les Allemands et leurs instruments ont tout donné dans un concert électro et musical dingue qui a maintenu éveillé même les plus fatigués d’entre nous.

On aurait aimé… un peu plus de points d’eau sur le festival, justement pour se rafraîchir ou se laver les mains. Quitte à trouver un système pour en récupérer une partie, afin de ne pas gaspiller.

On a aimé… la crème de la scène locale sur la scène Propul’son. Coups de coeur particuliers pour Thé Vanille, Dissident et Scratchophone Orchestra qui ont réussi à attirer un public nombreux et mettre une ambiance digne des plus grands.

 

On a aimé… les festivaliers et leur créativité, de l’indien au Donald Trump en string en passant par le groupe en slips kangourou, les sacs à dos licornes… Quelques-uns de ces looks sont à découvrir dans notre compte-rendu Nawak sur 37 degrés.

 

On a aimé… le clin d’œil de toute l’équipe d’organisation à Hugues Barbotin, un des co-fondateurs de Terres du Son, longtemps programmateur du festival, et qui quitte la direction de l’ASSO à l’issue de cette 14ème édition. Ses collègues et amis avaient tous des t-shirts « Merci Hugues » et lui un t-shirt… « moi c’est Hugues », forcément.

 

On a aimé... la foule très jeune de samedi soir, celles et ceux appelés à revenir au même endroit dans les années à venir; Ce qui les a attirés cette fois-ci ? Essentiellement Roméo Elvis et Lomepal, dont voici les photos par Laurent Depeigne :