Indre-et-Loire

Un ex pensionnaire de Pontourny jugé pour avoir voulu rejoindre la Syrie

Et ce n'était pas sa première tentative.

On se souvient du centre de déradicalisation de Beaumont-en-Véron dans le Chinonais... Ouvert en septembre 2016, l'Etat a annoncé sa fermeture définitive moins d'un an plus tard. Entre temps, l'ancien centre de la mairie de Paris qui y accueillait des mineurs isolés a multiplié les polémiques. Devant à l'origine accueillir jusqu'à 25 jeunes susceptibles de se laisser tenter par la radicalisation, il avait pour objectif, en 10 mois, de leur proposer un programme pour s'oienter vers une nouvelle voie. Si le dispositif fonctionnait, le gouvernement d'alors, sous la présidence de François Hollande, envisageait de dupliquer le dispositif dans toutes les régions.

Mais entre l'opposition des riverains et les couacs (un fiché S s'est notamment retrouvé sur le site alors que l'Etat avait promis que ce ne serait pas le cas), le concept a vite atteint des limites et on ne lui a même pas laissé le temps de démontrer une éventuelle efficacité.

En ce mois de juin 2018, un ex pensionnaire revient à la Une : Mustafa S. Selon Libération, il est jugé à partir d'aujourd'hui à Paris pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Ayant déjà tenté de rejoindre la Syrie en 2013, il a tenté une seconde fois de partir combattre avec Daesh via la Turquie en mai 2016 avec deux amis mais sans succès, leur épopée en voiture ayant été stoppée par des policiers Allemands puis des douaniers slovènes, selon le récit de nos confrères.

Très proche d'un des kamikazes qui a attaqué le Bataclan le 13 novembre 2015, Mustafa S, 26 ans et vivant en Alsace, a intégré Pontourny en septembre 2016, malgré des réticences des services de renseignements. Libération rapporte que sur place l'homme se déclare salafiste et rigorisme. En couple avec une autre pensionnaire, il envisage de partir avec elle en Syrie après un mariage mais est finalement interpellé par la DGSI lors d'une permission en janvier 2017.

Mise à jour : Mustafa S. a finalement été condamné à 8 ans de prison ferme.

Retrouvez nos précédents articles sur Pontourny par ici.