Indre-et-Loire

Les hirondelles portées disparues en Touraine

La Ligue de Protection des Oiseaux en recense de moins en moins.

Espèce protégée, les hirondelles sont populaires mais sont victime "d'une régression alarmante" depuis une vingtaine d'années, selon la LPO. "Cette année, la chute des effectifs est encore plus marquée avec une forte diminution des observations d’hirondelles dans notre département" s'alarme l'association.

"Chaque année, les hirondelles quittent l’Afrique et parcourent des milliers de kilomètres pour arriver en Touraine vers le mois d’avril. Deux espèces d’hirondelles liées au bâti nichent dans notre département : l’hirondelle de fenêtre et l’hirondelle rustique. D’une taille moyenne de 12,5 cm, l’hirondelle de fenêtre se reconnait à son croupion et son ventre blancs, sa queue courte et son dessus bleu métallique foncé. Elle niche au coeur des villes et villages, sur les façades des habitations. L’hirondelle rustique est la plus grande (18 cm) et la plus répandue de nos espèces d’hirondelles. Elle se reconnait grâce à son front et sa gorge rouge brique. Son plumage bleu métallique contraste avec un ventre blanc roussâtre. Sa queue possède de longues plumes appelées « filets ». Elle préfère les campagnes, où elle construit
son nid à l’intérieur des granges, des caves et des vieilles habitations" rappellent les bénévoles qui recensent les spécimens, et appellent tout le monde à faire de même lors d'observations en visitant le site faune-touraine.org.

Selon la LPO toujours, "cette année, les témoignages d’absence d’hirondelles se multiplient, y compris dans des endroits où elles étaient pourtant présentes depuis des décennies. Ce constat peut être expliqué par plusieurs facteurs : diminution très importante du nombre d’insectes depuis quelques années en lien avec l’utilisation massive des pesticides dans l’agriculture, la diminution de l’élevage, la banalisation des paysages (cultures monospécifiques, arrachage des haies...). Le changement climatique en cours est un facteur supplémentaire de fragilisation des populations.

L'association appelle à laisser un accès aux granges pour les oiseaux, ainsi qu'aux caves et vieux bâtiments, elle recommande de poser des nids artificiels sur les façades, de ne pas utiliser de produits chomiques et enfin de disposer de l’eau et de la terre pour aider à la construction des nids.